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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 21:58

                 " La peste ", l'oeuvre de Camus. 

 

Albert Camus est né le 7 septembre 1913 en Algérie actuelle. Il est mort dans l'Yonne en France en 1960. Il était écrivain, ainsi que dramaturge et philosophe français. Il a aussi été engagé dans la Résistance et dans des combats " moraux " d'après la guerre. Camus était assez dans l'opposition, notamment sur ses rapports avec les communistes, a protesté contre des inégalités sur les [à l'égard des] musulmans d'Afrique du Nord..."L'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde " a t-il dit, qualifiant bien sa philosophie. Parmi ses oeuvres principales il y a " La peste ", " L'étranger", " La chute ", " L'homme révolté"...

 

" La peste " est le titre de son oeuvre publiée en 1947. La peste est une maladie très contagieuse et mortelle pour l'homme, et elle se transmet surtout par les puces se trouvant sur les rats. La peste noire en 1347-1351 a causé la mort de 30 à 50% de la population européenne. Ce terme désigne alors la maladie qui survient dans le roman dans les années 1940 à Oran. Mais plus profondément, le titre désigne le malheur de la ville durant plusieurs mois, le malheur qui entoure ses habitants, et qui entoure les personnages du roman. Ce serait un malheur contagieux, un malheur dont on n'arrive pas à se séparer, et qui reste finalement rôder autour des personnages.

 

Le récit est organisé en cinq parties. Ces parties témoignent [de] l'évolution de la peste pendant moins d'une année ( dix mois : d'avril à janvier) : d'abord la mort des rats, puis l'évolution de la peste et le diagnostic des cas humains morts, l'épidémie qui s'accentue, et enfin la fin de la peste.

 

A Oran, une ville en Algérie, la peste survient. Au début, cela se témoigne [manifeste] par d'innombrables rats morts dans les rues, et les cas humains surviennent par la suite. Lorsque cette maladie est nommée, un docteur, Bernard Rieux, vient tout juste de quitter sa femme partie en cure en-dehors de la ville. Il va s'occuper des dégats que fait la peste, en ouvrant des hôpitaux temporaires, et soignant de nombreux malades. Le récit suit plusieurs personnages, ou alors il parle de " la ville " en général. L'attention du lecteur repose sur les personnages présents, mais également sur l'évolution de la peste, et les décès évoqués.

Les sujets évoqués sont multiples : la maladie, et son contexte. C'est à dire la mort, la séparation, la douleur, l'enfermement, le dépeuplement...L'histoire se passe dans les années 1940, à Oran, une ville en Algérie.

 

 

 

Le docteur Bernard Rieux est le personnage principal. C'est lui qui s'occupera des malades de la peste. L'histoire n'est pas racon de son point de vue, elle l'est d'un point de vue externe, néammoins on suit au cours du livre ce docteur. C'est un homme assez jeune, et dans le récit son âge n'est pas donné. C'est un homme aimant s'occuper des autres par exemple lorsqu'il conseille Cottard "Il ne faut pas trop rester enfermé, il faut que vous sortiez. "Il se bat contre la peste et c'est une personne honnête et bienfaisante. Lorsqu'il doit annoncer aux familles la mise en quarantaine, il essaye de s'endurcir face à la pitié. Néammoins, il est faible face à la mort.

 

Cottard est un homme assez noir, il a tenté de se pendre. Il est recherché par la police et se fait arrê à la fin du texte. " Je me sens bien mieux ici depuis que nous avons la peste avec nous. " car la peste est un moyen pour lui de décliner ses fautes à lui.

 

Joseph Grand est l'employé de la mairie, tentant d'écrire un roman sans pourtant finir la première phrase. C'est un homme assez effacé et qui n'a jamais réussi dans la vie.

 

Rambert est un journaliste assez millitant. Il n'habite pas cette ville, et tente tout le temps de retrouver sa femme à l'extérieur. Il ne la verra plus jamais car il est atteint de la peste à la fin du récit. Il a dit : " Ce qui m'intéresse, c'est qu'on meurt et qu'on vive de ce qu'on aime" ce qui témoigne bien d'un bonheur de vivre, et d'une philosophie bien à lui.

 

Le juge Othon apparaît assez rarement. Il est le père d'un enfant que Rieux tentera de soigner.

 

Le père Paneloux est un homme sûr de lui au début, et ne crois pas à la science. Il a des idées à lui, et en fait part lors de ses messes. " Mes frères, vous êtes dans le malheur, mes frères vous l'avez mérité. (...) Ce fléau même qui vous meurtrit, vous élève et vous montre la voie. " Finalement, il mourra atteint de la peste.

 

Tarrou est assez proche de Rieux, c'est le fils d'un procureur. Il écrit un carnet ayant pour sujet l'épidémie. Il refuse d'être fataliste et croit en une chose qui n'est pas Dieu. Malgré ça, il meurt de la peste. Il a dit " Maintenant je sais que l'homme est capable de grandes actions. Mais si il n'est pas capable d'un grand sentiment, il ne m'intéresse pas. "

 

Pour parler des femmes, il faut préciser qu'à part la mère de Rieux, elles ne sont pas présentes directement dans l'histoire. A chaque fois qu'on en parle, c'est par rapport à l'amour d'un des personnages.

 

C'est un roman réaliste. En effet, les sciences y sont évoquées, de plus que le personnage principal est un docteur. " A midi, la fièvre était à son sommet. Une sorte de toux viscérale secouait le corps du malade qui commença seulement à cracher du sang. Les ganglions avaient cessé d'enfler. Ils étaient toujours là, durs comme des écrous, vissés dans le creux des articulations, et Rieux jugea impossible de les ouvrir."

 

La vision du monde dans ce roman est assez minimaliste. En effet, on ne sort pas de la ville, seulement avec les horizons évoqués lorsque les personnages en parlent. On connaît la vraie vie d'Oran seulement avec la comparaison de la vie d'Oran avec la peste. C'était une ville assez vivante, et avec beaucoup de monde dans les rues alors que lors de la peste : " L'animation habituelle qui en faisait l'un des premiers ports de la côte s'était bruquement éteinte. " et l'atmosphère y est assez terrible " La salle était absolument déserte. Des mouches grésillaient dans l'air. Dans une cage jaune posée sur le comptoir bancal, un perroquet, toutes plumes retombées, était affaissé sur son perchoir." Avec cette épidémie, la description de la vie est assez pessimiste, même si chaque personnage a sa propre opinion par rapport à cela comme Tarroux refusant le fatalitisme.

 

 

Le style assez classique qu'utilise Camus est assez lassant d'après moi, ce qui est vraiment dommage par les idées qu'il souhaite faire passer. Parfois, l'auteur nous offre quelques clins d'oeils par exemple lorsque le juge perd son fils et que Tarrou dit : " Il faudrait faire quelque chose pour lui. Mais comment aider un juge? ". Camus sait aussi très bien nous faire percevoir une atmosphère : " Une lumière douce et fraîche baignait le camp. Dans la paix du soir, des bruits de cuillers et d'assiettes montèrent de toutes parts. Des chauves-souris voletèrent au-dessus des tentes et disparurent subitement. Un tramway criait sur un aiguillage, de l'autre côté des murs."

 

Mon avis !

 

J'ai tout d'abord apprécié la manière de dire les choses de Camus. Il expose des idées et des manières de pensées qui m'ont fait réfléchir énormément. En effet, j'ai pu réfléchir sur la condition de l'homme.

De plus, il répond d'une façon très juste à la question : Comment serait le monde avec cette grave épidémie ? Par exemple : " Ce qui montait alors vers les terrasses ensoleillées, en l'absence des bruits de véhicules, et de machines qui font d'ordinaire tout le language des villes, ce n'était qu'une énorme rumeur de pas et de voix sourdes, le douloureux glissement de milliers de semelles rythmé par le sifflement du fléau dans le ciel alourdi, un piétinement interminable et étouffant enfin, qui remplissait peu à peu toute la ville et qui, soir après soir, donnait sa voix la plus fidèle et la plus morne à l'obstination aveugle qui, dans nos coeurs, remplaçait alors l'amour. " Enfin, j'ai aimé aussi sa façon de décrire les choses avec toujours un peu de poésie : "L'orage qui secouait ce corps de soubresauts convulsigs l'illuminait d'éclairs de plus en plus rares et Tarrou dérivait lentement au fond de cette tempête." Pour parler de ce que j'ai le moins apprécié, je dirais que l'écriture de Camus n'est pas toujours passionnante, et parfois, le cours de l'histoire me paraissait interminable. C'est un roman assez tragique, ce qui n'est pas toujours très motivant pour le lire. J'aurais aussi préféré que l'histoire s'arrête par exemple sur un pestiféré, et donne plus de détails par rapport aux sentiments exprimés.

 

Pour finir, il faut dire que j'ai aimé ce livre. Cela ne m'étonne plus que ce soit un grand classique de la littérature : par une maladie présente dans une ville, Camus arrive à nous faire comprendre son message sur la condition des hommes. Après avoir refermé ce livre, j'ai un peu peur qu'une telle maladie arrive sur notre vie : comment réagirait-on ? Cela laisse à penser, car notre société est telle que tout serait possible.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 21:51

L'auteur :

Jean Rouaud est un auteur français né à Campton, dans le Loire-Atlantique, le 13 décembre 1952.

Il passe un baccalauréat scientifique mais étudie pourtant les Lettres modernes à l’université de Nantes.

Après avoir terminé ses études, il part à Paris pour devenir libraire puis vendeur de journaux dans un kiosque.  Il rencontre en 1988 Jérome Lindon qui sera son principal éditeur.

En arettant d’être kioquier, il écrit quatre roman qui forment un cycle romanesque procédé [??] sur l’histoire de sa famille. Il reçoit le Prix Goncourt en 1990 pour son premier roman : Les Champs d’honneur.

Le titre :

Le titre « Les Champs d’Honneur » est utilisé car il parle, très peu mais suiffisment, de la Grande Guerre (1ère guerre mondiale) où plusieurs personnes de sa famille ont participé, nottament ces 2 grand-oncles.

 

L'intrigue :

L’intrigue est fon sur  des anecdotes et surtout la mort de ses proches,  disparu en plusieurs semaines. Le père tout d’abord, Joseph, puis la grande tante, Marie et le grand-père maternel, Alphonse. C’est après ces morts que le narrateur nous parle de la mort de ses grand-oncles en 1916, pendant ???

Le récit est un peu confus car il n’est pas construit sur un ordre chronologique et le narrateur ne donne que très peu de repères chronologiques précis

 

Le roman :

L’histoire se déroule dans la Loire Inférieure (désormais Loire-Atlantique) au 20ème siècle.  L’histoire commence par la mort de Joseph, le père du narrateur, à 76 ans où son cœur le lache.

Puis s'en suit la mort de sa grande-tante, Marie, ainsi que celle du grand-père, Alphonse.

C'est ainsi que l'on arrive à parler de la souffrance des familles pendant la Grande Guerre, et de la mort des grand-oncles du narrateur, mort pendant  cette guerre.

En arrivant à ce moment s'en suit une grande description de la vie des soldats. Il nous parle des combats dans les tranchées, avec l'utilisation du gaz, ainsi que les désagréments qu'elle [?] procurent (brulures, destruction des poumons, p.153-156). 

Il nous parle aussi de l'hygiène des soldats et de leur santé (soins) ainsi que le rejet des français venant des colonies, où le racisme est déjà présent car ils sont envoyés plus facilement dans les zonez gazées sous entendu qu'ils ont l'habitude avec les tempêtes de sables (p.159-168)

On voit ensuite apparaitre cette souffrance de la perte des êtres chers avec Mathilde, la veuve d'Emile, qui espère pendant plusieurs années le retour d'Emile, et avec la tante Marie, soeur d’Emile et de Joseph qui sera marquée à vie par la mort de ses deux frères. La Grande Guerre est présentée comme celle qui brise une famille, ce qui était le cas pour plusieurs famille pendant la Grande Guerre.

 

Du Surréalisme ?

Ce roman n’a rien de surréaliste car il nous parle de la vie de Jean Rouaud, enfin  celle de ces « ancêtres » et où l’on s’imagine très bien que cela peut-être la vie de n’importe quelle personne vivant sur Terre.

[je n'ai jamais demandé si le roman devait être surréaliste ou pas ; il était plutôt question de réalisme, ce qui n'est pas la même chose !...]

 

Son Style :

Jean Rouaud n’a pas vraiment de style particulier, il écrit ce qu’il a sur le cœur et ce qu’il connait de sa famille. Son livre est écrit vraiment comme il l’a pensé, ce qui ne lui donne pas de sens chronologique, et ce qui le rend encore plus réaliste.

Pour terminer son livre, Jean Rouaud utilise comme une sorte de decrescendo dans la taille de ses partie [formuation maladroite] mais au contraire utilise un crescendo dans la présence de la guerre dans ses parties.

Il termine aussi par une scène qui n’a rien de finale, jusqu'à la phrase « oh, arrêtez tout. » ce qui nous surprend fortement.

 

Mon avis :

Ce que j’ai aimé dans ce livre est le réalisme de sa vie, qui est simple et avec des embuches, ainsi que l'émotion qu'il m'a transmis, ce qui à deuxième n'a plutot rien d'émouvant.

Ce que je n’ai pas aimé, ce sont les longues descriptions des scènes présentes, qui nous permettent de bien nous les imaginés certe, et des personnages, ainsi que la fin du livre, qui est un peu confuse, et qui ne s’arette pas vraiment, Jean Rouaud pourrait continuer son livre.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 21:18

Bel-Ami, Maupassant

 

 

Guy de Maupassant est né en 1850 à Tourvilles-sur-Arques en France et mort en 1893, à Paris. C'était un écrivain français. Il était lié à Gustave Flaubert et Emile Zola. Il a marqué la littérature par ses 6 romans, dont Une Vie en 1883, Bel-Ami en 1885, Pierre et Jean en 1887-1888, mais surtout par ses nouvelles (plus de 300), parfois intitulés contes, comme Boule de Suif en 1880, Les Contes de la bécasse en 1883 ou Le Horla en 1887. Maupassant a fait de nombreuses représentations filmées de ses oeuvres.

 

 

« Bel-Ami » est le surnom donné au personnage principal, Georges Duroy par la petite fille de l'une de ses maitresses. C'est un surnom valorisant pour lui.

 

 

Bel-Ami est un roman réaliste, publié en 1885 sous forme de feuilleton dans Gil Bras. Le récit est écrit à la 3ème personne et le point de vue est omniscient. Le narrateur, qui est extérieur à l'histoire, voit à travers tous les personnages. Il est composé de 2 grandes parties, dont la 1ère est composée de 8 chapitres et la 2ème de 10 chapitres. On nous parle de Georges Duroy, un homme ambitieux et séducteur, qui est employé au bureau des chemins de fer du Nord. Il va réussir à atteindre le sommet de la pyramide sociale parisienne grâce à des personnages du livre, la presse, la politique et la finance, et notamment grâce à son côté séducteur. Il va donc découvrir le milieu journalistique et devenir baron Du Roy de Cantel, et sera donc riche. Maupassant nous fait part explicitement de son expérience en tant que reporter. Bel-Ami est donc la description parfaite de Maupassant.

 

Les thèmes principaux sont le naturalisme, le réalisme, le pessimisme, les femmes, la politique, le mariage, le journalisme, l'argent et l'ascension sociale.

 

L'histoire se déroule donc à Paris au XIXème siècle, durant la IIIème république. Elle dure un peu plus de 3ans et a lieu dans le même cadre spatio-temporel que l'auteur Maupassant.

 

Le personnage principal est Georges Duroy, ce n'est pas le narrateur. On assiste à un portrait classique du personnage. Physiquement, il est grand, avec des cheveux frisés d'un blond châtain vaguement roussi, avec une moustache retroussée, des yeux bleus clairs. Moralement, c'est un homme pauvre au début puis riche à la fin. Il est fier, de son allure militaire de même. C'est un grand séducteur, ambitieux et malin. Son caractère va changer tout au long du roman, il va passer de timide à fort et sûr de lui et calculateur. Les autres personnages importants sont Mme de Marelle, sa maîtresse, Charles Forestier, ancien camarade de Duroy, Mme Forestier, qui deviendra sa femme, Mr Walter, directeur du journal, Laurine, la petite fille de l'une de ses maîtresses, Laroche-Mathieu, ministre des affaires étrangères, Mme Walter, la 3ème conquête de Duroy et Suzanne Walter, la fille de Mr et Mme Walter, qui sera l'épouse de Duroy.

 

Ce roman est réaliste puisque l'auteur, à travers ses descriptions précises, nous donne la réalité des lieux, personnages ou autres. On dit qu'il est le portrait parfait de Duroy il nous raconte donc des choses réelles, le milieu journalistique, politique, financier et social. Et de même, l'auteur sait toutes les pensées des personnages.

Dans ce roman, Maupassant nous donne donc sa vision du milieu journalistique, il a lui aussi, beaucoup écrit dans les journaux, il a été chroniqueur, reporter, pour Le Gaulois, Le Gil-Blas, ou Le Figaro, envoyé spécial en Algérie sur le théâtre d'opérations. Il est donc renommé pour les journaux. Mais il nous donne aussi sa vision du milieu social, financier et politique. Dans ce roman, on peut dire que le milieu de la presse permet à Georges Duroy d'atteindre le sommet de la pyramide sociale.

Maupassant utilise un style d'écriture réaliste et un vocabulaire technique et détaillé puisque l'auteur nous donne sa vision personnelle à travers l'histoire.

 

Les points que j'ai appréciés dans ce livre sont:

-le rythme du livre, il n'est pas trop lent et les descriptions ne sont pas trop longues

-les dialogues, il y en a pas mal

Les points que je n'ai pas apprécié dans son livre sont:

-le genre puisque je ne l'ai pas trouvé tellement intéressant

-quelques passages trop longs et lents , il manquait d'actions des fois

J'ai moyennement aimé ce livre puisqu'il ne m'a pas trop intéressé, les thèmes dont on parle. Je n'ai pas trop aimé ce côté réaliste puisqu'il y avait donc moins d'actions.

Après avoir refermé ce livre, on en retient la vision personnelle que l'auteur a du monde sur les différents milieux.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 20:41

 

ouragan.jpg

 

Laurent GAUDE, né en 1972, est un écrivain, il a aussi écrit de nombreuses nouvelles mais également des pièces de théâtre célèbres, comme Le Tigre de l'Euphrate. Il a reçu en 2004 le prix Goncourt pour son roman Le Soleil de Scorta. Il a aussi écrit bien d'autres romans, comme Eldorado, La mort du roi Tsongor (prix Goncourt des lycéens en 2002), mais le plus récent est celui que je vais vous présenter: Ouragan.

  

Pourquoi Ouragan? Tout simplement parce le roman met en scène plusieurs personnages lors de l'ouragan Katrina d'Aout 2005 en Louisiane: la " terrible tempête ".

 

Plusieurs chapitres, au nombre du douze organisent le récit. Les évènements y sont transcrits par ordre chronologique. D'abord une brève présentation des personnages, puis on rentre tout de suite dans le vif du sujet avec l'élément déclencheur: l'annonce de l'ouragan. Les chapitres sont fractionnés en paragraphes de sorte qu'un paragraphe corresponde au récit d'un personnage.

 

L'intrigue (ou plutôt les intrigues):

Lorsque l'ouragan est annoncé, des milliers d'habitants de la Nouvelle-Orléans fuient la ville alors que bien d'autres devront subir " la fureur du ciel ". Des prisonniers oubliés vont s'échapper de leur prison détériorée par la tempête. Keanu Burns, qui vient de quitter l'enfer d'une plateforme pétrolière, va retrouver celle qu'il aime; Rose, et l'aidera à chercher son fils illégitime Byron, perdu dans la ville sans dessus-dessous. Le révérant, excessivement intégriste, qui ouvrira sa chapelle aux oubliés, comprendra que l'ouragan n'est juste que le châtiment de Dieu, et qu'il faut donc tuer les derniers survivants. Paul the Cripple se fera dévorer par les alligators... Et enfin, Joséphine Linc Steelson, " vieille négresse increvable " qui se bat depuis toujours pour sa liberté et pour que les blancs aient honte de leurs actes envers les noirs -les délaissés sous le déchainement de la nature notamment- sera en quelque sorte la voix de la sagesse. Tous se rencontrent ou seulement se croient inconsciemment. Le lecteur n'a qu'une envie; que les personnages pour qui on éprouve de la sympathie, comme Keanu, Rose et son fils, Joséphine et même Buckeley le prisonnier, survivent et arrivent au bout de leurs souhaits. Et au contraire, on ne perçoit aucune pitié pour le révérant qui se fait engloutir par les reptiles alors qu'il venait d'abattre deux hommes, sous le nom du Seigneur.

Dans ce récit, des thèmes très variés sont abordés: l'amour, qui est le lien essentiel entre Rose et Keanu, l'amour difficile entre Rose et son fils bâtard. L'apartheid et donc le racisme sont également dénoncés, comme la religion, que suit à la lettre le révérant. La question de survie et la mort aussi sont abordées car le texte traite surtout la suite de l'ouragan, lorsque tout est ébranlé et que les rescapés n'ont que leurs yeux pour pleurer.

L'histoire se passe à la Nouvelle-Orléans en Louisiane, et même si ça n'est jamais mentionné dans le texte, on sait que ça se déroule en 2005 car c'est un évènement historique précis qui est retracé: celui de l'ouragan Katrina qui a dévasté la Louisiane il y a plus de cinq ans.

 

Il est difficile de dire s'il y a ou non un personnage principal car ils le sont tous plus ou moins. Mais sachant que le récit de Joséphine est narré à la première personne du singulier, avec un point de vue interne et qu'à la fin (page 187) on se rend compte que c'est elle qui relate les récits des autres personnages, on peut alors émettre que c'est elle le personnage principal, même si tout les autres restent très important pour leur propre histoire.

Joséphine Linc Steelson est une très vieille veuve qui ne sait même plus son âge tellement il est important. Elle est, d'après elle, " increvable "; elle a vu mourir Marley son mari et ses enfants et n'est pas prête de s'éteindre. Elle est noire et est restée très marquée par l'apartheid et a pour routine -avant l'ouragan du moins- de faire un tour de bus et de contrarier les " vieux Blancs " plus particulièrement en s'installant à ce qui était autrefois leur place. C'est une femme têtue, une " négresse obstinée à rester négresse " qui est et restera digne jusqu'à la fin de ses jours, malgré sa carcasse de vieille à la peau fripée qui à du mal à se trainer tellement ses jambes sont devenues de lourdes quilles ". Elle se pose énormément de question sur la vie, et trouve réponses presque à toutes, notamment sur sa mort qu'elle espère prochaine.

 

L'œuvre littéraire de Laurent Gaudé est bel et bien un roman hérité du mouvement réaliste car tout les faits et gestes de chacun des personnages sont tout à fait probables et surtout la catastrophe naturelle qu'est l'ouragan Katrina a inévitablement  [ terme peu approprié ]  eu lieu. L'auteur a forcement dû faire de nombreuses recherches afin d'arriver à décrire une situation aux moindres détails. De plus, le réalisme est un mouvement qui cherche à dépeindre la réalité telle qu'elle est, sans idéalisation, en choisissant ses sujets dans la classes moyennes ou populaires, en abordant des thèmes comme le travail des salariés, les relations conjugales ou les affrontements sociaux et Ouragan représente bien cette tendance.

Quelle vision du monde? Un mode de victimes. Un monde victime de la nature. Un monde qui, nonobstant les catastrophes naturelles qui ne cesseront jamais de se produire -comme, malheureusement, le désastre qui s'est passé récemment au Japon- ne cessera d'évoluer, et de laisser les gens plus ou moins dans la misère, et particulièrement les gens de couleur. Même si, et bien heureusement pour nous, cette ségrégation s'estompe au fil du temps. Mais c'est tout de même une vision très réaliste des choses. Une vision assez noire, alors qu'il suffit de lever la tête pour apercevoir la face blanche de la vie.

 

J’ai particulièrement apprécié le style coulé, fluide de Laurent Gaudé, qui donne une simplicité à lire le roman. Des phrases courtes, du discours indirect libre, peu de ponctuation, des redondances étudiées… Cet extrait met très bien en valeur ces caractéristiques : " Le jour s’est levé mais je sais que le pire nous attend. L’heure qui vient, c’est celle des chacals, et moi , Joséphine Linc. Steelson, je sais reconnaître leur odeur entre mille(…) Ils seront pires que le vent. " (page 89). Les phrases sont brèves et composées très simplement. Le vocabulaire pas très recherché, car c’est Joséphine, qui est certainement peu cultivée qui parle.

Ou bien il y a aussi celui-ci : " Je me trompe, vieille négresse que je suis. Je pensais sentir la présence de Marley, je pensais qu’il était ému de voir arriver sa vieille femme, heureux de sa fidélité de folle, mais l’odeur qui flotte là, dans les rue, je la reconnais, ce n’est pas celle du dégoût. Il m’en veut. " (page 110).

 

Mon avis :

Encore maintenant, je cherche des éléments négatifs à relever, mais mes efforts ne mènent à rien. Je ne vois vraiment pas quoi dire. Peut-être l’histoire de Mike et Rose mise de côté et qui ressort à la fin, alors qu’on s’y attendait plus. Sinon, rien.

Pour les points qui m’ont plus, j’hésite… Sûrement le réalisme très bien retranscrit, si bien qu’on est plongé au cœur des intrigues, alors qu’il n’y pas énormément de descriptions et du vocabulaire pas trop compliqué. La façon dont est relatée le récit des uns et des autres, paragraphes par paragraphes, avec un style rythmé et cadré, sans même qu’on ne s’y perde. Mais LE point positif important reste l’histoire elle-même, faite d’un tas d’histoires différentes, de personnalités différentes, qui n’ont pour lien que d’être là, à la Nouvelle-Orléans, au moment de l’Ouragan, il y a une part de suspens, car on ne sait pas comment ça va se terminer.

Pour conclure, j’ai vraiment adoré ce roman, et je le conseille vivement à ceux qui aiment la lecture simple mais à la fois cadencée par l’histoire. Je pense donc lire d'autres livres de Laurent Gaudé, qui m'était à se jour inconnu.

J’ai retenu que la nature, même plus forte que les hommes, ne parviendra jamais, avec un ouragan en l’occurrence, à déraciner leurs idéologies.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 20:18

Présentaion du roman :


« L’élégance du hérisson » à été écrit, en 2006, par Muriel Barbery, née le 28 mai 1969 à Casablanca. C’est une romancière française et une femme passionnée par la culture du Japon, elle décide donc de démissionner de son poste en tant que professeur de philosophie pour devenir professeur de lettre et pour ensuite aller s’installer là-bas, au Japon. Muriel Barbery à également écrit « une gourmandise », en 2002.

C’est vrai que l’on peut se poser la question sur le sens d’un tel titre, un hérisson n’a aucune élégance, seulement après avoir lu le livre on se rend compte que c’est en fait une façon de décrire la concierge, Renée, l’un des personnages principaux. Nous constatons que Renée est « bardée de piquants » comme le dit Paloma à la page 153, ligne 3 à 8,ce qui fait référence à un hérisson, autrement dit au sens propre elle ronchonne tout le temps, elle est toute seule et ne parle à pratiquement personne. Mais cette apparence extérieure ne veut pas dire que derrière cette image elle n’est pas très lettrée, raffinée et terriblement élégante.

Il n’y a pas d’intrigue précise, Muriel Barbery s’inspire de son amour pour le Japon pour en sortir une histoire : il y a une petite fille précoce, Paloma et une concierge, Renée qui cache bien son jeu, car elle se montre comme une simple concierge alors qu’elle est très cultivée et érudite, la littérature, les ouvrages philosophiques, la grande musique, l’art en général n’ont plus de secret pour elle.

Le Japon et l’absurdité de la vie sont des sujets évoqués dans ce roman. L’histoire se déroule à Paris, dans un immeuble bourgeois.

         Paloma est une petite fille qui vit 7 rue Grenelle à Paris dans un immeuble bourgeois, c’est un des deux personnages principaux. Sinon il y a Renée, concierge dans ce même immeuble, 7 rue Grenelle. Elles ont toutes deux un regard omniscient sur l’histoire, ce sont elles et seulement elles qui raconte l’histoire mais sans savoir ce qui va s’y passer. Je ne serais dire pourquoi, mais pour ma part je pense que Renée tient un rôle plus important que Paloma. Comme autres personnages plus ou moins importants, il y a Manuela Lopes qui est une femme portugaise simple et c’est  aussi la seule amie de Renée, comme elle le dit page 27, lignes 2 à 5. Elle dit également dans ces mêmes lignes que vingt années à traquer la poussière chez les autres ne l’ont pas dépouillée de son élégance. Manuela travaille pour certaines familles du même immeuble qu’elle, en tant que servante. Alors tout les mardi et jeudi elle rend visite à Renée pour prendre le thé dans sa loge.

Sinon il y a Kakuro Ozu qui s’installe dans l’immeuble après la mort de l’ancien habitant Mr Arthens. C’est un bel homme, âgé d’une soixantaine d’années, il est japonais. Dès son arrivée dans l’immeuble Mr.Ozu attira l’attention de tous ses habitants. Renée et lui vont s’entendre à merveille par la suite, ils partageront leur culture dans différents domaines.

         « L’élégance du hérisson » est un roman réaliste, car tout ce qui s’y passe peut nous arriver à nous, lecteurs.

L’un des personnages, Paloma qui à douze ans voit la vie comme une farce (Page 21, avant dernière ligne) et a décidé de se suicider le jour de ses treize ans en mettant le feu à son appartement. A la suite de sa rencontre avec la concierge elle changera d’avis sur la vie et son utilité. Renée pense d’abord refuser lorsqu’elle est invitée par Mr.Ozu , un homme riche, car c’est une concierge pauvre alors que lui est tout le contraire. Mais elle changera d’avis après avoir discuté avec lui. Ils ont l’occasion de  beaucoup le faire malgré leurs différentes classes sociales, car tous les deux sont très cultivés.[ paragraphe peu compréhensible ]

         L’auteur écrit son livre pour que l’un après l’autre les deux personnages principaux prennent la parole durant quelques pages et racontent leur vie, ce qu’il s’y passe et ce qu’ils pensent de tout ça.

 

Mon avis :


         • J’ai beaucoup aimé la façon dont Muriel Barbery à écrit son livre, elle « fait écrire » leur vie chacun à leur tour deux personnages. J’ai également aimé globalement l’histoire en elle-même. J’ai apprécié ce qui s’est passé entre les deux personnages principaux, c'est-à-dire que même en étant d’une classe totalement différente et que l’une est douze ans et que l’autre en ait cinquante-quatre ans, elles s’entendent merveilleusement bien et tissent un lien d’amitié.

         • La fin m’a surprise et je dois avouer que j’aurais préférée que le livre finisse autrement.

         • En  bref, « L’élégance du hérisson » m’a beaucoup plus. J’ai apprécié l’intrigue, l’histoire et la richesse des mots utilisés.

• Selon moi, ce roman nous fait réfléchir, après l’avoir parcouru, à nos opinions sur la vie.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:48

Une promesse est roman écrit par Sorj Chalandon, un écrivain-journaliste français né le 16 mai 1952 qui a travaillé pour Libération et qui travaille désormais pour le Canard enchaîné. Il a aussi écrit Le Petit Bonzi, en 2005, Mon Traître, en 2008 et La Légende de nos pères, en 2009. Tous ses livres ont étés récompen par des prix. Le titre repose sur l'histoire principale qui repose sur elle-même sur une promesse. Le livre est divisé en 14 chapitres eux-même divisés en sous parties sans noms. Dans ce livre il est question de deux personnages clé sur lesquelles notre repose notre attention. Nous apprennons, a la fin, que ces personnage sont morts mes un groupe de personne, dirigé par un proche des deux personne clés, fait vivre la maison en leurs souvenir, puis le groupe arrete car il n'en peuvent plus. Le sujet abordé dans ce roman est l'amitié car le groupe fait vivre la maison en souvenir de leurs amis : " -Il faut leur dire au revoir". L'histoire ce passe dans les années 2000 dans un simple village de campagne en bretagne. Le narrateur n'utilise pas le pronm "je" donc le point de vue est externe.Il n'y a pas de caractéristiques particulière pour les personnages principale dans la mesure ou on ne nous parle pas vraiment d'eux en revanche il y a un bref portrait des pesonnages secondaires. Le récit est totalement réaliste et le style d'écriture n'est pas original car le narrateur utilise un langage courant. Globalement je n'est pas aprécié le roman car il est long, l'histoire n'a pas d'interet et il ne donne pas envie de le lire après les 10 premières pages.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:40

Courte présentation de l’auteur :

Marc Dugain est né en1957 au Sénégal. Il a écrit La chambre des officiers  en 1998 (Ce récit a obtenu un vingtaine de prix littéraires). L’œuvre a été adaptée au cinéma en 2001 (« La chambre des officiers » de  François Dupeyron).

 

Pourquoi ce titre ?

L’auteur a choisi ce titre car la chambre des officiers est l’endroit où se déroule la majeure partie de l’histoire. Cette pièce est une grande chambre de Val-De-Grâce Ou Adrien (Officier blessé au front  pendant la première guerre mondiale) est hospitalisé.

 

Pour quelle composition ?

 

Le livre de 172 pages est composé de 10 chapitres non numérotés, le narrateur est aussi le personnage principal de l’histoire, c’est lui qui raconte sa vie chronologiquement depuis la veille de son départ à la guerre en 1914 jusqu’à la mort de Penanster son ami de chambrée au Val-de-Grâce en 1946.

Quelle intrique ?

La chambre des officiers retrace une partie de la vie d’Adrien , le héros , qui nous raconte différents épisodes , triste et joyeux de sa vie .

En 1914, Adrien Fournier, ingénieur spécialisé dans les chemins de fer, est affecté au génie pour la guerre. La veille de son départ, il rencontre Clémence, une jeune femme venue accompagner son ami pianiste à son train pour partir à la guerre. Adrien invite Clémence à venir chez lui, elle y passe la nuit. Le lendemain, Adrien part à la guerre, laissant Clémence seule dans son appartement.

 

                Lors des premiers jours de la guerre, Adrien part avec deux autres soldats faire une reconnaissance au bord de la Meuse pour un projet de construction d’un pont sur la riviere. Lors de la reconnaissance, ils se font attaquer, les deux soldats meurent et Adrien reçoit un éclat d’obus au visage.

Il se réveille dans un hôpital de Paris, où on l'emmène dans un service réservé aux officiers. Il a perdu ses dents, son palais, ses lèvres et l’odorat. Il ne peut manger que par un tube qu’on lui met dans la bouche. Il restera cinq ans hospitalisé.Lors de son “enfermemant” il se lie d’amitiée avec ses deux voisins de chambrée : Penanster et Weil ; ils deviennent très proches. Ils font la connaissance de Marguerite, une infirmière, défigurée elle aussi par un éclat d’obus. Tous les quatre, ils créent une association pour aider les blessés de guerre. Adrien reçoit de multiples greffes de lèvre et palais. Au bout des cinq ans, il n’a toujours pas retrouvé son visage et même des années plus tard, quand les progrès de la médecine lui permettraient d'améliorer son visage, il refuse  une intervention car il en a assez des opérations.

 

                Adrien et ses amis assisteront au traité de Versailles et à plusieurs autres cérémonies. Ils reçoivent tous les trois la Légion d’honneur. A leur sortie de l’hôpital, Adrien retrouve Clémence dans un théâtre, il la suit pour voir où elle habite. Plusieurs jours plus tard, il va lui parler, il apprend que le pianiste est mort d'une pneumonie en hiver 1914 et qu’elle a eu une fille, née en août 1915. Adrien sera le premier de ses camarades blessés de guerre à se marier, en 1924, avec une camarade de pension de sa jeune cousine. De cette union naîtra une fille, en juin 1926. La même année, Penanster et Weil se marieront à leur tour.

 

Pendant la seconde guerre mondiale, Weil, qui est juif, viendra se cacher chez son ami en Bretagne dans une cave avec sa famille  pour échapper aux camps de concentration. Cet enfermement durera encore deux ans, de 1942 à la libération en 1944. A la fin du roman, Penanster, qui souffrait de vertiges, meurt d’une chute pendant qu’il faisait une randonnée. 

L’attention du lecteur repose sur le destin d’Adrien et celui de ses camarades qui se trouvent  entre la vie et la mort mais aussi sur sa perte puis la reconstruction de son identité.

 

Quels thèmes principaux ?

Les sujets abordés dans ce roman sont l’amour, l’identité, le regard des autres, l’amitié et la guerre.

 

Dans quels contextes ?

L’histoire débute en 1914, la veille de la première guerre mondiale et se termine au printemps 1946. Elle se passe comme dans un huis-clos à l’hôpital du Val-de-Grâce avec seulement Paris (ville) au début et à la fin et aussi la Bretagne a la fin.  Le héros a donc vécu les deux guerres mais n’a pas pratiquement pas combattu.

 

Quels personnages ?

Le personnage principal est Adrien, 24 ans quand il part à la guerre en 1914 comme officier. Il est aussi le narrateur de l’histoire et le point de vue est interne.

 Il y a quatre autres personnages importants : Clémence, petite-amie d’Adrien avant que celui-ci parte à la guerre ; Weil, Penanster et Marguerite sont les grands amis du héros, ils sont tous défigurés et font partie de sa chambrée quand il se retrouve hospitalisé pour des années au Val-de-Grâce

 

En quoi ce roman est-il (ou non) réaliste/naturaliste ?

Ce roman n’est pas naturalistes car les éléments ne sont pas décrits scrupuleusement et à la perfection et ne sont pas décrits de façon scientifique. Ce roman est donc plutôt réaliste et convient parfaitement à ce qu’aurait pu être la vie d’un soldat blessé ou d’un groupe de soldats blessés à cette époque

Quelle vision du monde ?

Le narrateur voit la guerre de façon à la fois  optimiste et pessimiste : la guerre peut ôter  aux personnes blessées leur identité, les meurtrir les tuer  mais aussi elle crée aussi  de fortes amitiés entre les hommes, comme si ces liens étaient nécessaires à leur survie .

A travers quel style ?

 Les phrases du livre sont généralement assez courtes, sans vocabulaire trop soutenu ce qui facilite la lecture.

Les descriptions de la vie quotidienne, les narrations de faits et gestes simples sont abondants .

On a un peu l’impression que le narrateur personnage parle et pourtant les dialogues, notamment pendant le huis-clos du Val-De-Grâce, sont très peu nombreux . Le style est donc simple, limpide, sans beaucoup de figures de style.

P.17 :

« Je hélai un fiacre et nous partîmes.                                                                                                           Je voyais en Clémence une femme moderne.                                                                                      Je ne savais pas très bien ce qu’était une femme                                                                                       moderne mais , si cela existait , Clémence devait                                                                                        en  être  une . Les  femmes  que  j’avais connues                                                                                       jusqu’à ce  jour ne  se comportaient  pas de cette                                                                                        façon. »

 

 

Votre avis ( critique )

Dans ce livre, j’ai apprécié les personnages qui étaient bien décrits aussi bien physiquement que moralement. J’ai découvert des identités et des caractères variés, attachants. L’expression des  sentiments est bien développée pour chaque personnage( amour , tristesse , joie , amitié ) . Les descriptions nombreuses m’ont permis de mieux comprendre l’atmosphère qui régnait pendant la guerre et ainsi de m’imprégner des états d’âme des soldats ou civils pendant cette période sombre .

Dans ce livre je n’ai pas apprécié le manque d’actions (plus d’une centaine de page présente la vie d’Adrien dans sa chambre), ni l’accélération des évènements  vers la fin de l’histoire où le narrateur présente la période de 1918 à 1946 en une quinzaine de pages alors que les quatre ans de la vie . d’Adrien dans l’hôpital dure une centaine de pages même si je conçois que le roman raconte avant tout l’enfermement et le reconstruction d’Adrien dans « la chambre des officiers » . Enfin, j’ai regrettée de refermer le livre trop vite !

 

 

J’ai globalement apprécié ce livre.

Apres l’avoir refermé, j’ai acquis la conviction encore plus forte qu’il ne faut pas se fier aux apparences et qu’un être diffèrent physiquement renferme des richesses intérieures qu’il faut aller découvrir au plus profond de son être.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:03

Auteur :

 

 

Sylvie Germain est née en 1954 à Châteauroux dans l'Indre, Sylvie Germain a suivi dans les années 1970 des études de philosophie à la Sorbonne avec Emmanuel Levinas un professeur qu'elle adrmirait. Elle a rédigé un mémoire de maîtrise sur la notion d'ascèse dans la mystique chrétienne et a obtenu un Doctorat de philosophie à l'université de Paris X-Nanterre. En 1981, elle entre au Ministère de la Culture (direction de l'audiovisuel). Elle écrit des contes et des nouvelles. En 1984, Le livre des nuits, son premier roman, est récompensé par plusieurs prix. En 1986, elle part vivre à Prague. Elle travaille comme documentaliste et professeur de philosophie à l'école française de Prague pendant sept ans. Elle a fait des oeuvres de fiction tels que : - Le livre des nuits en 1985

- Nuit d’Ambre en 1987

- L'encre du poulpe en 1998

- Magnus en 2005 qui reçoit le prix concourt des lycéens en 2005.

Mais aussi des essais littéraires tels que : - Les échos du silence en 1996.

- Célébration de la Paternité en 2001.

- Les Personnages en 2004.

Et plusieurs autres fictions et essais.

 

Roman :

 

Résumé:  Franz, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu'au jour de sa naissance. Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désapprendre ce passé qu'on lui a inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche : Magnus. Au début du roman, il admire sa mère qui lui raconte les légendes de sa famille : deux frères morts sur le front et lui qui à perdu la mémoire à cause d'une étrange maladie. Mais dérière tous cela se cache une réalité, le père, très distant est un medecin qui travail dans un grand établissement pour soigner le typhus. Sa famille change de nom et son père émmigre en amérique latine à cause de son travail. Au fil des années Magnus va retrouver la mémoire et lutté contre le mal incarné par son père.

 

Le titre ce roman est Magnus, au début du roman on apprend que c'est le prénom d'un ours en peluche " Magnus est un ourson de taille moyenne, au pelage assez râpé (...)" (page 16) , mais on apprend au fil de l'histoire que Franz à changé de nom pour "Magnus". Il porte donc le même nom que son ours en peluche.

 

Contrairement à la plus part des autres livres ce roman n'a pas de chapitre mais des fragments, le roman ressemble à un puzzle qui se construit tout comme la mémoire du personnage. Les fragements du livre correspond à la mémoire de Magnus. Au milieu des fragment elle y introduit d'autres paragraphes intitulés " séquence " "notule " "echo" "raisonnances" ou " ephéméride". L'attention du lecteur se pose sur ces fragements, car plus on avance dans le livres plus on apprend des choses, on découvre des personnages, des secrets, la vérité.Je pence que l'intrigue est la vérité sur son passé. Son ours en peluche joue beaucoup aussi dans cette intrigue.

 

Le feu est très présent dans les fragment 1 et 11 , dans la description de la destruction de la base de l'histoire du personnage . C'est à cause de cette forte fièvre qu'il perd connaissance et rêve de son passé brulant . le champ lexical du feu est omniprésent dans un paysage qui s'embrase sous les yeux d'un petit garçon serrant son ourson et voyant sa mère prendre feu , se tordre de douleur sous les ailes de feu qui se rependent sur son corps . C'est a se moment la, sous cette chaleur insoutenable , cette vision flamboyante , qu'il devient sourd et muet et qu'il perd la mémoire . A la page 92 à 94 les paragraphes sont portés que sur le feu, la chaleur... " Enormes javelots echevelés de flammes " " il sent l'âcre pestilence des chairs brûlées" " il voit l'eau s'embraser" c'est à la fin de ces paragraphes que l'on comprend que c'est à ce moment là qu'il oublie tout. Magnus , l'ourson , tient un rôle très important qui aurait pu le mettre sur la bonne voix concernant sa vrai histoire .L' ourson a l'oreille roussit [incompréhensible, écrit tel quel], il y a aussi les renoncules d'or qui peuvent laisser apparaître un regard flamboyant , comme ci l'ourson avait mémorisé cette nuit terrible et l'vait inscrit dans son regard .

 

Dans ce roman il ya des thèmes importants l'abandon , l'amour puis l'estime de soi, la guerre, le voyage et la recherche de la vérité. Ces thèmes représentes bien la vie et la vision de magnus. Ce roman nous parle  de la seconde guerre mondial qui se passait pendant l'enfance de magnus c'est donc basé sur une période historique réel. On peut donc dire que ce roman grâce à cette période historique est réaliste, des personnages cités dans le livre ont vraiment existés à cette période.

Le personnage principal a une vision du monde plus ou moin noir, peut être parce qu'il a toujours vécu dans le mensonge, le doute et sans doute à cause de son passé. Franz-Georg Dunketal, l'enfant admiratif et rêveur, doit devenir Franz Keller, malheureux, caché et apeuré par les ravages de la guerre.Il devient ensuite Adams Schmalker, pour ne pas divulguer ses anciens noms, puis finit par devenir Magnus, pour oublier le triste Adams Schmalker. A chaques personnages qu'il  devient je pence que sa vision reste la même au fond, le changement d'identité, les mensonges, les découverte de la vérité petit à petit ne doivent pas être facile.

 

Le style d'écriture qu'a utilisée Sylvie Germain est assez simple je trouve, au début du roman c'est vrai que c'est un peu dificile à suivre "fragments" et tout mais une fois dans l'histoire on a plus de probleme à comprendre.

 

 

Mon avis :

 

Au début je nai pas vraiment aimé je ne comprenais pas bien l'histoire puis, quand il y a eu les premières révélations  jai commencé à mintéresser à l'histoire. Une vision assez noir sort de ce roman. L'utilisation des poèmes dans le roman à donnés un bon côté je trouve. Il reste tout de même triste, il apporte une sorte de nostalgie. On peut se poser beaucoup de questions sur les liens familliaux, les origines... Cette histoire fait réfléchir. Le seul point négatif que j'ai trouvée à ce roman c'est le début avec les fragments, notules,séquences car je ne comrpenait pas tellement mais il n'est pas si négatif que sa car si on s'intéresse à la construction du livre, il est trés bien fait car au lieu des chapitres ce sont des fragments c'est bien ça change [formulation maladroite]. Donc en conclusion et bien j'ai bien aimée ce livre. 

 

 

magnus.png Je préfère cette couverture que la couverture de celui que j'ai lu.

 

 

 

 

 

 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 17:29

 

L'auteur

 

 

Daniel PENNAC est un écrivain français né le 1 Décembre 1944.

Il commence à écrire principalement pour les enfants, et propose en 1985 Au Bonheur des Ogres, le premier roman de La saga Malaussène (composée de sept livres) qui se déroule à Belleville, un quartier de Paris, et met en scène les mêmes personnages récurrent (Benjamin Malaussène, ses frères et sœurs et Tante Julia).

 

 

Les romans Cabot-Caboche et L'Oeil du Loup sont deux de ses romans les plus connus. PENNAC signe aussi une bande-dessine, La Débauche, en collaboration avec Jacques Tardi.

En 2007, il reçoit le prix Renaudot pour son récit autobiographique Chagrin d'école, ce qui fit l'objet de contestations car son récit ne figurait apparemment pas dans la liste des livres sélectionnés pour recevoir ce prix.

Il est aussi lauréat du prix du Livre Inter en 1990 pour son roman La Petite Marchande de Prose qui est le troisième livre de La saga Malaussène.

 

 

Le Titre

 

Le titre Au Bonheur des Ogres fait référence au roman Au Bonheur des Dames où ZOLA emmène le lecteur dans le monde des grands magasins. Or dans le récit de PENNAC, le personnage principal, Malaussène, travaille dans un grand magasin en tant que «bouc-émissaire». Fonction peu commune mais qui aura beaucoup d'importance au fil du bouquin. [familier]

 

 

Composition

 

PENNAC a divisé son roman en 39 chapitres. Il n'y a pas de grandes parties et on ne peut pas vraiment le diviser nous même.

 

 

Les intrigues

 

L'intrigue principale, sur laquelle repose toute l'intention du lecteur, c'est l'enquête que mène toute la famille Malaussène sur ce fameux poseur de bombe qui en veut à Benjamin Malaussène. Parallèlement il y a l'enquête de la police qui interroge et suit Benjamin qui est le principal suspect de l'affaire car il est présent à chaque fois qu'une bombe explose. Une troisième histoire, c'est l'article que Tante Julia écrit avec l'aide de Clara Malaussène sur la fonction peu commune de Benjamin «bouc émissaire» . C'est lui même qui demande cet article pour pouvoir être renvoyé par son patron. Il y a aussi la sœur de Benjamin, Louna, qui est enceinte de jumeaux et qui ne sait pas si elle doit avorter ou non. La dernière histoire évoquée dans le livre, c'est justement le récit que raconte Benjamin à toute sa famille avant le coucher qui remet en scène les explosions et les policiers qui suivent l'enquête.

 

 

Thèmes principaux

 

Le roman aborde différents thèmes dont l'amour, le complot, et le travail d'équipe, la solidarité familiale.

 

 

Contexte

 

Le récit se déroule à Belleville, un quartier de Paris. La plupart de l'histoire se passe dans un magasin entre noël et huit mois plus tard. Elle se passe dans les années 1980 et le roman traite aussi de la deuxième guerre mondiale.

 

 

Personnages

 

Benjamin Malaussène est le personnage principale du récit qui en est aussi le narrateur et adopte donc un point de vue interne. Il occupe la fonction de controleur, publiquement, mais réellement, il est "bouc-émissaire". Il fait culpabiliser les gens qui veulent porter plainte contre le magasin pour cause d'avoir acheter un engin qui fonctionnait mal, ils finissent à chaque fois par retirer leur plainte. Il endosse donc toute la colère des clients et est très bon acteur. Il est aussi bouc-émissaire dans sa vie de famille, il endosse toutes les bêtises et l'éducation de ses frères et soeurs, car sa mère est tout le temps parti et en perpétuel grossesse. Il est un des frère (ou plutôt demi-frère) d'une nombreuse famille. Il y a Louna, la plus grande, qui est enceinte de Laurent et qui ne sait si elle doit "le faire sauter" ou le garder. Il y a ensuite Clara, qui est sa soeur préférée. Elle est au lycée, première exactement car on sait qu'elle passe son bac de français à la fin de l'année. Elle passe son temps à prendre tout en photo, Benjamin lui offre d'ailleurs un appareil pour noël. Thérèse est la dernière soeur, elle est fan d'astrologie, elle "prédit l'avenir". Jérémy est lui le premier garçon de la famille. Il est arogant et apprenti-sorcier (il fait sauter sa salle de classe en fabriquant une bombe artisanale). Puis, il y a le Petit, qui dessine et rêve d'ogres de noël. On ne connait pas son nom. Julius fait aussi parti de la famille, c'est un chien (épileptique). Tante Julia elle, fera parti de la famille. Benjamin la rencontre dans le magasin et sympathise (même plus) avec elle. Elle est journaliste.

 

Un roman surréaliste

 

En nous introduisant dans le quotidien de Benjamin, l'auteur fait de ce roman un roman que l'on peut croire réaliste. On le suit dans sa vie quotidienne, ses amours, son travail, sa famille... qui parait tout ce qu'il y a de plus normal. Mais c'est lorsque ses problèmes arrivent que l'on voit que c'est un récit surréaliste. Ses problèmes étant des explosions sur son lieu de travail. L'univers du magasin où il travaille parait commun au début, mais quand on apprend la fonction de Benjamin au sein du magasin, des petits vieux de Théo et de ce qui s'est passé dans le passé dedans [formulation maladroite], ça n'a plus rien de réaliste.

 

Le style Pennac

 

Pennac écrit avec beaucoup d'ironie. Une intrigue policière bourrée d'humour qui nous tient en haleine tout le long. Un style original, pour ma part, qui rend la lecture plus facile.

"-Ben, Jeremy fait chier, il ne veut pas faire ses devoirs.
-C’est cette conne qui m’emmerde, elle sait rien m’expliquer."

 

"-C'est un salaud de la pire espèce! N'exagérons rien, l'espèce est assez répandue, et sa saloperie excusable puisqu'elle s'en est fait un devoir."

 

Ces deux cours extraits témoignent du registre familier et courant qu'utilise Pennac.

 

Mon avis

 

Ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est le language qu'a utilisé l'auteur pour l'écrire. Cela rend la lecture plus facile. J'ai apprécié aussi l'histoire, l'intrigue, qui est très bien ficelée et qui nous tient en suspens tout le long du récit, ce qui m'a donné envie de lire le livre très vite!

Le seul point que je n'ai pas apprécier c'est le démarrage difficile du récit. Il est long au démarrage mais une qu'il est commencé, il ne s'arrête plus.

J'ai globalement vraiment adoré ce livre et pense continuer La saga Malaussène (en espèrant qu'ils sont au CDI).

 


 

 

 


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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 17:00

  Boris Vian est un écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste), né le 10 mars 1920, à Ville-d'Avray, mort le 23 juin 1959 à Paris. Il fut aussi ingénieur de l'École centrale, inventeur, scénariste, traducteur (anglo-américain), conférencier, acteur d'occasion et peintre. Il a écrit des romans,L'Écume des jours, L'Automne à Pékin, J’irais cacher sur vos tombes et L'Herbe rouge, entre autres. Il a aussi écrit des nouvelles, comme Les Fourmis et des chansons comme Le Déserteur.

 

Je n'ai pas vraiment d'explication à apporter sur le titre de ce livre. Peut-être symbolise-t-il la psychanalise qui retire toute substance aux gens, ou le mal que les gens ce font entre eux. Dans la préface il est écrit: "ce mot [...] devient [...] mystérieusement symbolique de maternité-divorce, d'amour-cruauté, de protection-torture, de sacrifice sadomasochiste, comme d'un monde déchirant..." (p 7,l 7 à 16).

 

Le récit s’organise en trois parties, elles-mêmes divisées en plusieurs chapitres.

Le livre raconte l’histoire d’un homme, Jacquemort, un psychanalyste à l’âme vide, qui arrive dans un village étrange et d’une mère, Clémentine qui évince son mari de l’éducation de ses enfants et finit par les emprisonner pour les protéger des dangers du monde.

Beaucoup de sujets sont abordés dans ce roman : l’amour maternel abusif, la violence du monde, la magie de l’enfance, la religion, la psychanalyse.

 

Au début, le jour et le mois sont indiqués mais assez vite ils sont remplacés par des dates fictives comme « 107 Avroût » (p 133). Le nom des mois devient un mot inventé contractant deux mois existants et ne semble plus être un mois mais plus une année car les nombres dépassent 31. Ce changement s’explique sûrement par cette phrase de Jacquemort : « À la campagne, le temps plus ample, passe plus vite et sans repères ». Mais, au tout début de la troisième partie, Jacquemort pense: « Déjà quatre ans et des jours que je suis là » (p 125), il semble donc conserver des repères dans le temps. L’histoire se déroule dans un village dont le nom n’est jamais révélé mais vu les événements irrationnels qui s’y produisent il s’agit sûrement d’un monde différent du nôtre.

 

Le personnage principal est Jacquemort. Les autres personnages sont Angel, Clémentine, leurs enfants Citroën, Joël et Noël. Les personnages secondaires sont La Gloïre (qui n'est pas son nom mais le nom de la barque sur laquelle il travaille puisque lui n'en a plus), le maréchal-ferrant, le menuisier, les apprentis (Andre & Jean), Culblanc, Nëzrouge, le curé, le sacristain. Le narrateur n’est pas un personnage de l’histoire, il est omniscient, il connaît les pensées de certains personnages.

 

Jacquemort est grand, corpulent, il a les yeux bleus, une barbe rousse et il est « follement simple » (p.34, l.35). Aucun paragraphe ne fait sa description intégrale (donc pas de portrait classique). Il exerce le métier de psychiatre. Il est sympathique et serviable. Il est « vide » et cherche à se remplir en psychanalysant les gens, en assimilant leurs pensées. Il cherche à réaliser une psychanalyse « intégrale ».

p.39 « Je suis vide. Je n’ai que gestes, réflexes, habitudes. Je veux me remplir. C’est pourquoi je psychanalyse les gens. »

p.41 « Je suis né l’année dernière, tel que vous me voyez devant vous. Regardez ma carte d’identité. »

Au début il condamne totalement les manières des villageois mais il finit par frapper les apprentis lui aussi. « -Qu’est-ce qu’ils font ? demanda Jacquemort à l’apprentien lui donnant, malgré sa répugnance, un coup de pied dans les tibias. »(p.164,l.20). Il ne s'intègre pas pour autant au village et prend la place du bouc émissaire, elle est attribuée à celui qui a le plus honte dans le village.

 

Le style d’écriture est très original. Certains mots sont des mots inventés par l’auteur, la plupart sont créés en mélangeant plusieurs termes (mot-valise) : « rêviole » (p.38 ;l.27) : rêve + foliole/pétiole/corolle; « maliette »(p.174,l.29): mouette + alouette; « trumeaux » (p.33,l.36): tri + jumeaux, il utilise aussi des archaïsmes, (« gravelé » ; « lavanderie ») de l’argot (« fouille-pétrin »), des dérivations (« toquement ») et des anglicismes (« génuine » ; « girer »). Des mots sont transformés à l’aide de trémas et d’accents circonflexes : « villâge » ; « paÿsan », dans les noms aussi : « la Gloïre »; « Andre ». Il fait des jeux de mots et utilise des citations. « troizocloques » ; «l’églisesans colonnes de pierre, sans ars, sans doubleaux, sans croisées d’ogives, sans tambour ni trompette et sans souci du lendemain » [heureux choix !...](p.61) Dans cette phrase l’auteur joue sur le double sens du mot tambour. « On a tort de dire les yeux fermés, ferranta le maréchal. On n’a pas les yeux fermés parce qu’on met des paupières devant. Ils sont ouverts dessous. » (p.113,l.20).

 

Ce roman n’est ni réaliste ni naturaliste car il décrit notre monde mais pas de façon fidèle à la réalité, il y a beaucoup d’imaginaire. L’intention de l’auteur est de parler de notre société mais pour cela il en invente une autre pour en faire ressortir les travers. Dans ce monde les vieux sont mis aux enchères, le curé est un tricheur et se sert du spectaculaire pour populariser la religion, les animaux sont torturés, les apprentis sont de très jeunes enfants qui travaillent énormément et se font battre à mort, les adultes utilisent leurs poings à la moindre occasion, la honte de tout le village est endossée par une seule personne : le bouc émissaire La Gloïre. Seul le monde de l’enfance est beau, les enfants volent ou font d'autres choses magiques. Malheureusement ce monde poétique prend vite fin.

 

J’ai apprécié le style, original, drôle et poétique. J'ai trouvé ce récit drôle et léger malgré la gravité des faits contés et c'est une qualité que je recherche dans un livre. J'aime aussi l'idée d'avoir inventé un autre monde et beaucoup de personnages sont intéressants.

Par contre j'ai trouvé l'histoire difficile à comprendre par moment (mais ça n'en gène pas la compréhension globale). Je n'étais pas impatiente de finir ce livre, ne pensant qu'à le lire quand je ne le pouvais pas [formulation légèrement biscornue] car il ne m'a pas passionné. Je ne vois pas de troisième point pour l'instant...

J'ai aimé ce livre mais pas adoré. Il m'a donné envie de lire d'autres livres de Boris Vian (je m'empresserais de le faire lorsque nous n'aurons plus de lectures obligatoires ). Ce qui m'a surtout marqué c'est le style d'écriture vraiment très original et certaines images fortes comme la crucifixion de l'étalon et la Gloïre « On jette les choses mortes dans cette eau pour que je les repêche. Avec mes dents.[...] Pour qu'elles crèvent entre mes dents. Qu'elles me souillent le visage.[...] Ils me paient pour que j'aie des remords à leur place. » (p 59-60)

 

« Qu'est-ce que c'est, la messe ? demanda Noël.

-Eh bien, c'est des tas de gens dans une salle, une grande salle, et puis il y a un monsieur le curé qui porte de beaux habits brodés, et il parle aux gens et ils lui flanquent des cailloux sur la gueule.

-Tu dis des vilains mots, observa Joël. » (p 172-173)

C'est un extrait d'une conversation (drôle) qu'a Jacquemort avec les trumeaux au sujet du village que les pauvres petits n'ont jamais vu.

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