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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 21:41

Présentation de la mort est mon métier

 

Courte présentation de l’auteur :

Robert Merle est né en Algérie Française en 1908. Il a passé un bout de son enfance dans les quartiers populaires d’Alger et son adolescence à Paris. Pendant la seconde guerre Mondiale il fut officier de transmission avec les anglais mais il s’est malheureusement capturer par les allemands et détenu prisonnier. Il redeviendra en 1944 professeur dans plusieurs lycées et université en se spécialisant en anglais. Il a écrit une vingtaine d’œuvres parmi elles, figurent des pièces de théâtre et de nombreux romans. Il a également obtenu 4 récompenses grâce à ses romans « week end à zuydcoote », « l’île ».

 

Pourquoi ce titre ?

D’après moi, on a donné ce titre car le thème principal de l’œuvre, est la mort. Le personnage principal (Rudolf Hoess) doit développer différents stratagèmes pour tuer un maximum de juifs. On peut également expliquer le titre par le parcours professionnel du personnage principal qui est en plus grande partie lié à la mort (soldat, assassin SS, commandant de camp de la mort.). De plus, son métier, était d’après lui d’exécuter les ordres. Il était donc entièrement soumis et effectuait toute les folies meurtrières des nazis.

 

Pour quelle composition ?

Le roman avance selon un ordre chronologique. Il retrace toute la vie de Rudolf Hoess jusqu'à son procès de 1945 et son enfermement en prison. Le récit commence par son enfance difficile avec son père, se poursuit avec son engagement dans l’armée pour le front en Turquie durant la première guerre mondiale. L’auteur nous raconte aussi sa vie entre les deux guerres, puis sa vie dans les camps.

 

Dans quel contexte ?

Le récit se passe entre 1913 et 1945. On distingue quatre périodes principales dans le roman. Son enfance en Bavière, la première guerre mondiale où Rudolf veut s’engager alors qu’il n’a que 15 ans. La période entre 1918 et 1939, est décrite comme une situation difficile. Elle est marquée par le chômage pour notre personnage principale ou des petits emplois laborieux. Sa rencontre avec le parti nazi est une sorte de « renaissance ». Vient par la suite ses montés en grade SS puis Auschwitz. Le récit nous raconte les situations de l’Allemagne, la Russie et la Pologne pendant la seconde guerre mondiale.

 

Quels personnages ?

Beaucoup de personnage prennent place dans le récit. Ils sont introduis successivement. Le père de Rudolf est un personnage très important, il aura marqué son fils pour le restant de sa vie avec ses folies religieuses. Il y a aussi sa mère et ses soeurs qui ne parlent pas beaucoup mais que l’on mentionne assez souvent. Rudolf se fait aussi plusieurs amis pendant la guerre mais ils meurent tous un par un. Rudolf travailla pour un riche fermier qui lui fit rencontrer Elsie, sa future épouse. Avec elle, Rudolf eu trois enfants et ils s’installèrent tous à Auschwitz. On nous ?? régulièrement de Himmler qui est le subordonné de Rudolf. Beaucoup d’officier, de garde SS sont présents dans l’histoire.

Le récit ne nous montre pas Rudolf comme un fou, un sanguinaire. Il est robuste mais petit, et a une force mentale impressionnante. Il ne recule devant rien et obéit à chaque ordre qu’il lui est donné. Quand on lui ordonna de diriger le camp d’Auschwitz, on le prend plutôt comme un chef d’entreprise qui s’inquiète et travail dur pour son « usine à tuer ». On nous dit que Rudolf est un bon allemand, il est de race pure. Il est aussi bon comptable que fermier.

 

 

 

En quoi ce roman est réaliste/naturaliste ?

On peut dire que ce roman est réaliste car il raconte un fait passé. Ainsi tous les éléments spacio-temporel sont présents. Il utilise le style moderne avec lequel on écrit de nos jours. 

 

Quelles intrigues ?

Le livre nous révèle la vie d’un allemand qui vit une période de l’Histoire difficile. Il arrive tant de chose à Rudolf que l’on se demande à chaque page où va-t-il être envoyé ? Quelle tâche va lui être donnée ? De plus, on suit ce personnage principal depuis son enfance, ce qui nous donne envie de voir son avenir. Le lecteur peut être aussi intéressé par le coté historique du roman. Il nous délivre de nombreuses petites informations sur la situation de l’Allemagne au XXème siècle. Le principal but de Rudolf dans le roman est de pouvoir tuer 10 000 juifs par jour. Pour cela Rudolf ne cesse de chercher des solutions et nous donne envie de savoir comment il va s’y prendre même si nous savons déjà le résultat.

 

Quels thèmes principaux ?

Les thèmes du roman sont nombreux et disper dans tout le roman. On nous parle beaucoup de hiérarchie militaire et bien évidement de la mort. Mais il y a aussi la race allemande, l’industrie, la progression de la guerre en Russie. On nous montre les valeurs de la « vraie » famille allemande de l’époque et le génocide des juifs. Au début, on nous montre les principes religieux qu’impose le père dans sa famille. Dans la période d’entre deux guerres, le chômage prend une place importante.

 

Quelle vision du monde ?

Le livre nous montre une Allemagne qui fait tout pour gagner cette guerre. Il montre que les personnages font preuve de persévérance. Il donne également au lecteur envie que les projets lancés par le personnage principal aboutissent. Il montre aussi une Allemagne qui était en désordre, les citoyens allemands découra par la défaite de la première guerre mondiale. Le récit montre aussi le coté stricte et sévère de l’armée.

 

A travers quel style ?

Le roman à été écrit avec un style classique, ce qui va bien au texte pour le coté historique. Cependant, ce style ne convient pas aux scènes d’action ce qui rend le texte parfois lourd.

« En août, je pus faire venir Elsie et les enfants. Les villas d’officier tournaient le dos au camp, et donnaient sur le bourg d’Auschwitz, dont l’église, avec ses deux clochers soulageaient l’œil, et c’est pourquoi j’avais orienté les maisons de leur côté. » Ce passage vient de la partie descriptive de la construction du camp D’Auschwitz-Birkenau.

 

Le coté original du texte est quelques répliques en allemand ainsi que chaque grade militaire énoncés en allemand. « Je décidai qu’Elsie et les enfants resteraient à Dachau, et je repartis avec l’Obersturmführer Setzler, l’Hauptscharführer (adjudant) Benz et un chauffeur.

 

Votre avis critique

-Le premier point que j’ai préféré, est le contexte ainsi que le récit en général. Je trouve ça original de raconter une partie de l’Histoire de l’Allemagne par une biographie. J’ai aussi trouvé le livre intéressant car on connaît peu cette partie de l’Histoire Allemande.

-J’ai aussi aimé la manière dans laquelle est introduite la seconde guerre mondiale. On nous raconte l’entrée en guerre sans trop parler d’Hitler ce qui est rare dans un récit sur la seconde guerre mondiale.

-J’ai apprécié le courage du personnage principal, même si il a peu d’esprit critique, il réussit à faire ce qu’il veut et n’hésite pas à s’imposer. Il estime faire son devoir en obéissant, ce que ses supérieurs remarquent et apprécient eux même. Il est donc aimé pour ce qu’il trouve naturel chez lui.

-J’ai aimé la partie sur la guerre en Turquie car je ne connaissais pas cette période de l’Histoire. C’était intéressant de savoir comment les soldats se battaient et de voir une foi de plus les folies de la guerre.

 

J’ai beaucoup apprécié ce livre, il m’a fait réfléchir. Je l’ai trouvé captivant par les événements et les situations à rebondissements. Il m’a appris plusieurs choses et j’aurai aimé en savoir plus quand je l’ai refermé.

 

Je pense que lorsque l’on referme le livre, on plaint le personnage principal, mais on se remet vite à l’esprit  qu’il a participé au massacre des juifs. On le plaint à cause de son enfance difficile, de sa dure vie en générale. Mais lorsque l’on réfléchit à ce qu’il a fait, on peut aussi se dire qu’il était fou.

 

Camille Rousseau 2nde B

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 17:22

Présentation du roman  Itinéraire d’un salaup ordinaire 

de Didier Daeninckx :

 

Présentation de l’auteur:

            Didier Daeninckx est né en 1949 à Saint-Denis dans une famille modeste, il abandonne ses études secondaires en 1966 pour devenir ouvrier dans une imprimerie, puis fait de l’animation culturelle avant de se lancer dans le journalisme jusqu’en 1975.

C’est en 1977 qu’il publie son premier roman aux Éditions du Masque, Mort au premier tour, où apparaît l’inspecteur Cadin, un jeune policier sujet à des angoisses. En 1983 ; Meurtres pour mémoire sort ; et bientôt suivit de d’autres romans. En effet ; Didier Daeninckx qui est un écrivain français engagé publiera une quarantaine de romans et de recueils de nouvelles tels que La mort n’oublie personne, Lumière noire, Mort au premier tour,…Sa littérature est une littérature de combat.

 

Le titre:

            Itinéraire d’un salaup ordinaire a pour signification le personnage principal du roman. L’œuvre littéraire parle d’un policier qui « ne fait pas de politique » et qui joue le rôle d’un homme qui obéit, le « salaup » en question du titre est donc le héro, et si on nous parle d’  « itinéraire » c’est en réalité parce que la vie de Clément Duprest, le héro, y est racontée de manière chronologique (de ses débuts dans la police en 1942 à 1981) mais en commençant par un « flash back » de la part du narrateur.

 

La composition:

            Le récit est organisé de manière chronologique mais commence par un « flash back ». Le roman est composé de 2 parties (« Au service de l’Etat » et « Au service de la République ») qui sont elles-mêmes composées de chapitres.

 

L’intrigue:

            Dans ce roman, c’est la vie de Clément Duprest qui y est racon, de son arrivée à la police nationale en 1942 à 1981 ; l’histoire y est racontée de manière chronologique, c’est pourquoi il est facile d’analyser et de suivre chaque situations, actions qui se déroulent, comme par exemple son arrestation ou sa mise au service à ses patrons de son intelligence et de son sens de l’observation.

 

Les thèmes principaux:

            Les sujets abordés dans ce roman sont : l’amour, la passion entre Clément et sa femme Liliane, la politique faîte par les patrons de Clément, le monde de la police au vingtième siècle (plus précisément entre 1942 et 1981), mais aussi l’histoire de la France avec beaucoup d’évènements historiques.

 

 

 

Le contexte:

L’histoire se déroule au vingtième siècle, plus précisément entre 1942 et 1981, en France, le plus souvent à Paris, comme par exemple à la page 105, ou à la page 112 ; mais aussi à Vichy, ou encore à Romainville comme à la page 345. Mais Clément part aussi à l’étranger pour « apporter son expérience, faire profiter les services de ses réflexions en matière de connaissances du milieu, du terrain, puis d’approches discrètes des objectifs » ligne 13 à 16 page 287, en effet, il se rend en Belgique dans le chapitre 10 de la deuxième partie. Le cadre spatio-temporel n’est donc pas réellement fixe et défini puisqu’il est inscrit dans une période et une région.

 

Le(s) personnage(s):

            Le narrateur d’Itinéraire d’un salaup ordinaire n’est autre que l’auteur lui-même, qui a utilisé un point de vue interne à la troisième personne du singulier, pour nous décrire la vie de cet agent de police ; ce que nous savons grâce à tous les détails fournis sur la vie de Clément, de plus nous connaissons toutes ses pensées.

Le personnage principal est Clément Duprest, un homme qui travaille pour la police nationale depuis 1942. D’après le portrait éclaté qu’il nous est fait de lui, ce personnage paraît épris de lui tout au long du roman : « jeune homme élancé vêtu de flanelle, chapeau légèrement incliné sur l’oreille droite » ligne 14 à 16 page 13, il a l’air intelligent puisqu’il était un « brillant étudiant en droit » (voir 4° couverture), néanmoins dans ce roman, il ne prend pas beaucoup d’initiatives de lui-même, il se laisse dicter ses faits et gestes par ses supérieurs, il en devient presque un personnage antipathique, effacé et ennuyant par son absence d’actes. Il semble avoir le contact facile avec les autres, mais passe pour un lâche qui ne fait que d’obéir et ne réfléchit pas à ses actes. On dirait qu’il ne vit plus que pour son travail et ses patrons.

Les autres personnages importants sont : sa femme, Liliane ; son fils, Guy ; Martineau, Baldowsky, et Bricourt, pour ainsi dire ses principaux collègues de travail ; Julien Frénault (l’homme qui libère Clément de prison à la page 175), et bien d’autres connaissances de travail de Clément encore.

 

Réaliste ou non ce roman?  

            Ce roman a hérité de mouvements réaliste/naturaliste car d’après moi un roman de type réaliste se base sur des faits réels, auxquels le lecteur peut en comprendre le sens et se remettre en cause après l’avoir lu, tout en se posant des questions ; et je trouve que c’est le cas dans Itinéraire d’un salaup ordinaire. Didier Daeninckx s’est inspiré de ses connaissances, de ses idées sur cette période historique importante et chargée d’événements qui changent des vies, tels que la Rafle du Vel’ d’Hiv par exemple. De plus, pour montrer qu’il s’agit bel et bien d’un roman réaliste/naturaliste, celui- ci est écrit au temps du passé.

 

La vision du monde:

            Le héro a une vision du monde un peu « illusionniste » je trouve, on a un peu l’impression qu’il se voile la face et qu’il cherche à se protéger de la réalité en se laissant dicter ses faits et gestes, on dirait qu’il est aveugle et qu’il ne se rend pas compte de ce qu’il fait. Son monde, sa vie tourne autour de son travail : de la brigade des propos alarmistes.

            Alors que l’auteur lui, à travers son personnage principal, nous donne l’impression de mépriser ce personnage à travers lequel il illustre ses idées, sans pour autant nous suggérer son point de vue. Je pense que l’auteur méprise le genre de personnes qui s’apparente à Clément Duprest, et qu’il méprise tout autant cette période historique, et que c’est pour ça qu’il la dénonce : cette réalité du monde lui déplait mais il l’affronte.

 

Le style:

            D’après moi, Didier Daeninckx a recourt à un style plutôt original, en effet en débutant par un flash back, « …Quarante ans et pourtant les images étaient intactes. Il se revoyait, jeune homme élancé vêtu de flanelle, chapeau légèrement incliné sur l’oreille droite, traversant l’allée centrale du Marché aux Fleurs, il se souvenait des odeurs. On était en mai. Quinze jours plus tôt, il avait été reçu dans les tout premiers au concours d’inspecteur de police,… » ligne 13 à 20 page 13 ; il produit une envie au lecteur [formulation maladroite] de lire la suite afin de savoir comment le héro en est arrivé là. Néanmoins, même si l’idée en elle-même est originale, l’écriture est assez classique, en effet le texte est raconté au temps du passé, et il n’y a que le début qui a une touche d’originalité : son flash back ; le reste du récit est développé de manière chronologique et à aucuns moments le narrateur ne revient sur son présent (ainsi [sans quoi] le roman aurait été difficile à suivre).

 

La critique:

            Les 3 points que j’ai apprécié dans ce livre sont :

•L’évolution du couple Clément-Liliane, on peut voir le couple se déchirer et se rapprocher, il est facile de suivre leur histoire : par exemple après une dispute où Clément a frappé Liliane, celle-ci « avait fait comme si de rien ne s’était passé, le soir, quand il était rentré. Pas la moindre récrimination, pas de plaintes ni de larmes malgré la plaque bleuie qu’elle dissimulait au front, derrière une mèche » l 1 à 5 page 288.

•Voir grandir Guy, au début ce n’est qu’un enfant qui est coconné par sa mère, et à la fin du roman c’est un homme qui « partait faire son service militaire en Allemagne » l 4 p 332.

• Pouvoir suivre les évènements historiques français au fur et à mesure de leur déroulement « de la rafle du Vel’ d’Hiv à la candidature de Coluche aux élections présidentielles en  1981 » (4° couverture).

 

            Les 3 points que je n’ai pas apprécié dans ce livre sont :

•Le fait que parfois les phrases soient développées sur plusieurs lignes et qu’elles soient composées de mots complexes tels que « Le sang versé depuis des mois semblait avoir étanché une partie de la soif de vengeance des juges : la peines de mort se faisait plus rare, et celui qui se serait retrouvé devant un peloton au printemps s’en sortait à l’automne, pour les mêmes accusations, avec dix ou quinze ans de travaux forcés assortis de l’indignité nationale » page 206. Lorsque les phrases sont trop longues et les mots compliqués, ça ne me donne pas envie de lire car je ne comprend pas la phrase immédiatement.

•Le fait que parfois il y ait trop de noms de citer et que du coup on mélange les personnages, comme par exemple à la page 304 , où « Pilastre, Mihdin, Césarée, Abchiche, Slimane Azem, Mustapha Alo-el-Hanka, Pilastre,.. » sont autant de prénoms cités.

•Le personnage de Clément Duprest, que je trouve hypocrite et antipathique.

 

            Globalement, j’ai trouvé le roman un peu difficile à suivre, mais intéressant, il m’a plut même si par moment je ne savait plus trop où j’en étais.

 

            D’après moi, en refermant  le roman, on retient une véritable leçon, chacun y réfléchit et peut se poser des questions. On retient que cette période historique a été très dure à vivre, et que par delà son écriture, l’auteur a voulu la dénoncer.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 17:15

Première ligne de Jean Marie Laclavetine aux éditions Gallimard

 

Résumé :

 

Cyril Cordouan dirige les éditions Fulmen d’une main de fer. Mais là, vraiment, il ne supporte plus la médiocrité déplorable des manuscrits qui lui sont quotidiennement adressés. Tous mauvais, ou presque, l’espoir est toujours déçu. Notre homme a une approche quasi charnelle du métier d’éditeur, et lui ne délègue à personne le droit de lire les manuscrits. Jour après jour, l’accablement menace … [cela n'est pas de toi ; il serait plus honnête de le préciser (en indiquant ta source) ...]

 

Auteur :

Jean-Marie Laclavetine, né à Bordeaux le 17 février 1953, est un éditeur, romancier et polémiste français. Il est aussi traducteur de l'italien. Il vit désormais à Tours.

Titre :

Le titre « première ligne » est un rappel peut-être a la première ligne d’un manuscrit ou de sa place d’éditeur ou encore de la place sur le champ de bataille . C’est un titre très polysémique et évocateur .

Cette Première Ligne est la ligne d'écriture qu'il ne faut pas écrire pour ne pas tomber, selon Cyril Cordouan, dans la toxicomanie.

Le thème principal :

Le thème principal est l’écriture du point de vue d’un éditeur très sévère mais qui finalement a peut-être de bonnes intentions .

 

Avis personnel :

 

Et bien je n’ai pas aimé ce livre le thème était bon la pointe d’ironie aussi mais le récit est très brouillon (changement de point de vue, narrateur , histoires parallèles … ) Donc la lecture parait assez lourde et presque désagréable particulièrement après la moitié du livre .

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 16:54

Présentation d'un roman

«Missak», Didier DAENINCKX

 

Présentation du livre:

Ce livre a été écrit par Didier Daeninckx. C'est un auteur qui a décidé de tourner son écriture vers une critique  sociale et politique en abordant des thèmes actuels (la politique des charters) ou des thèmes historiques ( la guerre d'Algérie).Ce livre est parut en 2009.

 

Le Titre: « Missak»:

 

Le titre «Missak» a été choisi par l'auteur car c'est le nom du sujet principal du livre, «Missak Manouchian» résistant français, d'origine Arménienne, surtout connu pour avoir été le chef de ce qui était appellé pendant la seconde guerre mondiale, «l'armée du crime», dont [qu'] on connaî  mieux sous le nom de «L'Affiche Rouge», nom donné à l'affiche de propagande  placar dans toute les rues de Paris lors de l'exécution de ce groupe (l'un des plus connus) de la Résistance française implanter dans la capitale française.

 

Composition du récit:


Dès le premier chapitre du livre, on prend connaissance du personnage principale de l'histoire. La description dans ce roman n'est pas très présente, laissant place a beaucoup plus d'action ce qui donne l'impression que le livre est assez rapide. Pour autant chaque chose est très bien décrite et on se situe très bien que se soit dans les lieux ou dans le temps. Il y a même la présence de personnages connus comme Lousi Aragon ou Charles Aznavour( de son nom Arménien cité dans le livre: Aznavourian).

 

Thèmes principaux et intrigues du livre

 

Louis Dragère, journaliste a l'Humanité est chargé par le parti communiste de faire des recherches sur l'un des héros de la résistance française, Missak  Manouchian. Il relit la derniere lettre que Manouchian écrivit avant de se faire fussilé le 21 février 1944, qui est adresser a sa femme, Mélinée. Dragére remarque plusieurs point de supension, ce qui peut laisser penser à une hypothétique suite. Il mena son enquête et rencontre beaucoup de personne ayant cotoyer Missak, et appris que ce héros n'est pas du tout l'homme représenter sur l'Affiche Rouge.

Ce récit a pour théme principal un retour sur la Seconde Guerre Mondiale et plus particulièrement sur la période de la Résistance française durant la période ou Paris était occupé par les nazis. A travers les enquêtes de Dragère, nous même lecteur apprenons beaucoup de chose sur la Résistance mais aussi sur ce fameux personnages très connu. [autre thème : la banlieue parisienne du milieu des années 50]

 

 

Personnages:

Il y a deux personnages principaux dans cette histoire: un qui est «réel» Louis Dragère, journaliste à l'Humanité et qui vit une vie dans la capitale assez paisible jusqu'à ses investigations. Il a une femme, Odette, qui n'est pas  avec lui tout au long du récit, qui se trouve chez sa mère malade. Ce personnage est un homme du XX eme siecle, tout a fait actif. Il paraît ouvert mais aussi très secret, tout ce qu'il fait ne me paraît pas sincer.

Le deuxieme personnage n'est pas «actif » dans l'histoire: Missak Manouchian. Missak Manouchian est Arménien, arrivé en France car il a été adopté après le génocide arménien. Il entra dans le parti comuniste, arrivé à Paris et [il] deviendra le chef d'un groupe de résistants français et mettra au point quelques actions contre les nazis, mais sera arrêté pas la gestapo et torturé avec ses camarades, pour être ensuite fussilé le 21 février 1944.

 

Avis:

J'avais dékà vu l'Affiche Rouge et connaissais déjà le sujet. Je trouve que c'est un excellent livre que je conseil a tout les fervu [ferus] d'histoire ou tout simplement ce qui aime lire. On découvre un personnage totalement élogné des affiches de propagandes nazis, on y découvre un homme humaniste, poète à ses heures perdus et qui avait aussi, comme des milliers d'etranger ven au «pays des droits de l'homme », une fois sans partage en la France. C'est un grand homme qui mérite le respect de chaque personne. C'est grâce a des personnes comme celle ci que la guerre est fini et que la tolérance et la liberté sont revenus, grâce à des hommes qui n'ont pas eu peur de laisser leurs sang, de laisser leurs âmes, pour gagner la liberté, pour pouvoir enfin tout simplement vivre. Il se sont heurter à, ce qui restera sans doute, la chose la plus ignoble au monde: la dictature et la doctrine (qu'elle soit nazis ou autre). Et comme le dit Stéphane Hessel dans son magnifique livre: « Indignez-vous »

«A ceux et celle qui feront le XXI eme siecle, nous disons avec notre affection: créer, c'est résister.  Résister, c'est créer ».

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 12:42

 

Présentation du roman

Les hirondelles de Kaboul

 

Courte présentation de l’auteur :

            Yasmina Kadra a publié des livres qui on connu un succès mondial. Derrière ce pseudonyme,se cache en fait un officier supérieur de l’armée algérienne, Mohammed Moulessehoul. En 1999, à l’âge de quarante-cinq ans, il décide de prendre sa retraite de l’armée et de se consacrer entièrement à l'écriture. C’est en 2001 en France qu’il publie L'écrivain et qu’il révèle son identité à la presse et au public.

            Parmi ses œuvres l’on peut citer :

                                               -Morituri(1997) 

                                               -L’automne des chimères (1998)

                                               -À quoi rêvent les loups (1999)

                                               -Cousine K (2003)

                                               -L’imposture des mots


Pourquoi ce titre ?


                            Les hirondelles de Kaboul 

                  L’histoire ce passe dans la ville de Kaboul détruite par la guerre qui est sous l’emprise des talibans, ces rebelles imposent peur et violence a la population. Cette population qui vie terroriser enfermer chez eux comme dans une cage et rêvent en silence de voir leur ville renaitre et de s'envoler vers de beau jour où le malheur, la violence et la peur laisserons place au bonheur et a la joie. Cela fait le rapprochement avec les hirondelles qui représente l'arrivées des beaux jours, du changement et du renouveau.

 

[ "Cette population" = singulier ; "chez eux", "rêvent", "leur ville" = pluriel   ==> quelque chose ne va pas : tu n'as pas utiliser les bons pronoms]

 

Pour quelle composition ?


                       L’auteur commence par décrire les lieux de l’histoire, la ville de Kaboul et pose déjà le contexte de son récit en nous décrivant se que pensent les habitants de la ville, leur désespoir et leurs souffrances. Au fur et à mesure de la lecture Mohammed Moulessehoul,nous raconte, nous décrit la vie de plusieurs personnes des femmes, des hommes, au caractère et aux façons de penser différentes, il nous montre leur décente aux enfers et leurs façons de sombrer dans la folie. L'auteur nous raconte les histoires de ces personnes séparément tout en lesliens de manière implicite par des petits détailles. Vers la fin du récit toute les histoires s'entremêle, pour former un mélange et finie comme elle [à quoi correspond ce "elle" ?... les histoires (au pluriel) ?...] a commencée dans la souffrance, le désespoir et la folie.

 

Quelles intrigues ?

                  Dans son livre l’auteur Mohammed Moulessehoul, nous parle de la vie de ces gens  qui ne se ressemblent pas les uns des autres ayant des métiers, des caractères et une vision différente de voir la vie,mais qui pourtant partage le même quotidien, les mêmes malheurs, la même vie dans cette ville qu’est Kaboul. Dans tout le long [Tout au long] du récit l’attention du lecteur repose sur le devenir, les pensés, les sentiments et sur tout les faits et geste des personnages de l’histoire.

 

Quels thèmes principaux ?

                  L’auteur, Mohammed Moulessehoul, aborde dans sont roman des sujets douloureux comme la guerre, et le quotidien d’une population priver de la liberté où tout leurs faits et gestes sont contrôlés par les talibans qui les obligent à aller à la mosquée, pendant des heures durant un gourou leur « bourg le crâne »en leur prêchant des idées de violence contre le monde entier en particulier sur les occidentaux. Ces talibans, eux qui engendre tellement de peur et de souffrance que la population ne fait plus confiance a leurs proches et se soupçonne les uns des autres ce qui fini par encrée la violence au cœur de la population, cette violence devient même spectacle lors des exécutions publiques et modèle pour les générations suivantes, les jeunes qui on grandi et toujours connu la violence reproduisent dans leurs jeux ces scènes qu’ils ont vues faire par les grands. L’auteur, nous démontre également, par son livre, qu’à force de vivre de la peur priver de liberté, les gens deviennes fou.

 

Dans quels contextes :

 

                       L’histoire se passe sur les terres arides et désertiques dans une chaleur caniculaire en Afghanistan, dans un décor apocalyptique de champs de batailles, d’arènes et de cimetières. C’est dans cette fournaise que se dresse la ville où va se passer l’histoire, Kaboul, décrite dans le roman comme: « une ville en état de décomposition avancée », à cause de la guerre qui sévi depuis plusieurs années en Afghanistan et des talibans rebelle islamiste extrémiste qui font régner la terreur sur la population qui est déjà en souffrance.

 

Quels personnages ?

                  Il n’y a pas de personnage principal dans son histoire, Mohammed Moulessehoul essai de nous faire prendre conscience, à sa manière, que chaque personne est importante. Son récit, est raconté par un narrateur, qui a un point de vue interne omniscient [il faudrait choisir entre les deux] , et nous conte les histoires de plusieurs personnages : 

                                               -Atiq Shaukat : était un courageux moudjahid avant la guerre, qui a importée toute sa fierté. Il s’est reconverti en geôlier dans cette ville dévastée, là où il vit avec sa femme Mussarat qu’il n’aime pas, c’est un homme malheureux qui ne connait n’y le bonheur n’y l’amour.

                                               -Mohsen Ramat : lui, qui depuis le passage de la guerre, n’a plus le goût de vivre. Il vit avec sa femme Zunaira qui est son unique raison de vivre, ne travaillant plus il passe son temps à airer dans les rues totalement détruite. Mohsen rêve d’une nouvelle vie moderne  sans peur ni violence.

                                               -Zunaira Ramat : est une ancienne avocate militante des droits de la femme, elle est très belle mais sa beauté est désormais cac par l’obscurité grillagée du tchadri. Ne supportant plus cette oppression, elle veut fuir.

En quoi ce roman est-il (ou non) réaliste/naturaliste ?


                       Ce roman est réaliste car l’auteur ne déforme pas la réalité, et s’en inspire pour écrire. Il nous décrit les lieux,les paysages, la ville de Kaboul détruite par la guerre, la vie de ce peuple qui souffre. Sans exagérer,il nous décrit la vie telle qu’elle est. Les personnages présents dans le livre pourrait être réelle, tant que le récit est poignant, on enttant ces histoires tout les jours dans les médias.

 

Quelles visions du monde ?


                       Du fait que l’auteur voit la vie telle qu’elle est, il souhaite nous la faire partager avec sa vision des choses par l'intermédiaire de son livre, sa façon de voir la guerre, toute ces horreurs que l’homme peut faire, l'oppression qui au quotidien fini par pousser ces hommes à sombrer dans la folie. Son livre de par son histoire, est aussi un moyen pour lui, de dénoncer, des sujets comme la banalisation de la violence et le désastre qu’engendre la guerre.

Les personnages quand t-a eux sont résolue à cette vie de malheur et de désespoir, certains comme Zounaira Ramat on transformés leur souffrance en haine et d’autres comme Atiq Shaukat ne cherche plus à trouver le bonheur et se sont résolues à vivre ainsi.

 

A travers quel style ?


                       « Au diable Vauvert,une tornade déploie sa robe à falbalas dans la danse grand-guignolesque d’une sorcière en transe ; son hystérie ne parvient même pas à épousseter les deux palmiers calcifiés dressés dans le ciel comme les bras d’un supplicié. »

 

                       Mohammed Moulessehoul utilise des figures de style comme la personnification :

                                   -une tornade déploie sa robe à falbalas.

                                   -une ville en état de décomposition avancée.

                                   -le vent lorsque il se lève,livre la complainte des mendiants.

                       Il utilise aussi des comparaisons :

                                   -les deux palmiers calcifiés dressés dans le ciel comme les bras d’un supplicié

                                   -qu’est née notre histoire comme éclot le nénuphar sur les eaux croupissantes

                                    du marais.

                       l’auteur utilise également des métaphores :

                                   -les prières s’émiettent

                                   -un silence mortel.

                                   -l'aridité des cœurs.

Le champ lexical qui domine dans ce roman est celui de l'insupportable, de l’horreur et de la mort :

Au diable Vauvert, hystérie, calcifié, supplicié, chaleur caniculaire, pas âme qui vive, silence mortel, champs de bataille, arène, cimetière, furie de mitrailles, les loups hurlent chaque soir a la mort, embrasé, fossilisé, rageusement, décomposition, terrassé, puanteur, des bêtes crevées, désolation, pourri, gangrène, désertification, mort, crucifié.(p 1 et 2)

Votre avis (critique):

                  Les points positifs que j’ai retenue dans ce livre sont que le roman est bien écrit, que le livre parle d’un fait de l’actualité dont on entend parler souvent et les personnages sont réalistes on peut plus facilement imaginer et comprendre la souffrance dans la quelle ils vivent.

 Les points que j’ai le moins apprécier sont qu’il y à des passages assez long dans la description des lieux et que la fin de l’histoire ne fini pas bien.

Globalement j’ai plus appréciée ce livre qui pourrait être une histoire vraie mais également pour les messages que l’auteur délivre et par sa franchise.

Je pense qu'après avoir lue le livre on retiendra que de nos jours la liberté est un droit qui est refusé à beaucoup de personnes et qu’il est un lux pour bien des peuples.

Conclusion :

                       Dans ce roman l’auteur nous fait prendre conscience de toute les horreurs qu’il peut y avoir dans ce monde. Mais heureusement il y a toujours de l’espoir, l’espoir d’un renouveau où des hommes et des femmes retrouverons leurs dignités où enfin fini la peur, la souffrance, les pleures, les cris pour laisser place à la paix et à la joie tout simplement vivre libre.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 12:29

Les Discrets

 

 

 

L’auteur :

 

L’auteur du roman « Les Discrets » est Arnaud Le Gouëfflec. Quand il as écrit ce roman en 2007, il avait 33 ans et vivait à Brest. Il cultive un univers barque [??] qu’il décline à travers romans, chansons, scénarios et expérimentations diverses. Son premier roman (Basile et Massue) fut remarqué dans plusieurs festivals, notamment à Chambéry.

 

Titre :

 

Le titre du roman « Les Discrets » se rapporte au sujet principal abordé dans le livre, cette société « secrète » de personnes qui préfère rester dans l’oubli le plus totale aux yeux du monde.

 

Composition :

 

Le récit d’Arnaud Le Gouëfflec est organisé de manière à ce qu’il n’y est aucun chapitre dans l’histoire, tout se suit. Les changement de « scène » son accentués par un simple alinéa.

 

Intrigue :

 

L’intrigue première qui est soulevée dans ce livre est le groupe des « discrets » , le lecteur se pose des questions sur cette société « secrète » des personnes s’effaçant totalement de la société mais une deuxième intrigue surpasse la première, ou plutôt, vient s’y ajouté, se sont les meurtres de discrets à répétitions que le détective Spinoza doit résoudre.

 

Thèmes principaux :

 

Les principaux thèmes abordés dans ce roman sont les « communautés d’individus » , qui dans ce roman sont comparable à des personnes rejetés de la société, mais contrairement à la réalité où ils ne choisissent pas, ici ce sont eux qui choisissent de s’en effacer.

 

Contexte :

 

Le roman se passe à notre époque, sans dates précise de citer, ni ville ou pays. Nous pouvons le constater grâce à des éléments tels que les hypermarchés, les téléphones fixes…

 

Personnage :

 

Le personnage principal de ce roman se nomme Johnny Spinoza, il est détective et nous lisons l’histoire du point de vue de celui-ci.

Autre personnage important à l’histoire, Pinson, un discret prenant contact avec Spinoza, et qui le suis tout au long de l’histoire.

 

Réaliste/Naturaliste :

 

Le roman à plutôt un penchant naturaliste, voulant montrer une réalité objective. Il n’est pas vraiment réaliste, vu que certains point du récit ne pourraient l’être.

 

 

Mon avis :

 

Les trois points que je n’ai pas appréciés dans le livre sont le fait qu’il n’y ai pas de chapitres pour bien délimiter chaque passage du roman, les trop long passages sur certaines scènes (détails trop important) , ainsi que l’enquête passant trop souvent au second plan de l’histoire.

 

Les trois points que j’ai appréciés dans le livre sont l’intrigue qui donnait envie de lire la suite du roman,  les personnages ayant des caractères intéressant, et le mystère qui règne autour de ce groupe de discrets.

 

Globalement, j’ai apprécié le livre bien que je l’ai trouvé long par moment, surtout quand le détective apprend les qualités requises pour être un discret à part entière.

 

Quand on referme le livre, on retient surtout que c’est dans le fond une simple histoire policière avec des éléments sortant des histoires policières « communes ». 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 21:32

A l'angle du renard

 

L'auteur :

 

      L'auteur de ce roman est Fabienne Juhel, c'est une écrivain contemporaine qui passé son doctorat en lettres pour ensuite enseigner dans un lycée breton. Elle a aussi écrit "La verticale de la lune " en 2005 et "Les bois dormants" en 2007. Rassurez vous, elle ne ressemble pas au héros de son troisième roman, "A l'angle du renard" que je vais présenter tout de suite.

 

Le titre :

 

      Le titre de ce roman est symbolique : tout d'abords il faut savoir que "le renard" est en fait le personnage principal de l'histoire et que ce surnom vient de sa nature sauvage. Quant au "A l'angle", je l'interpréterais pour ma part de cette manière : le renard a plusieurs facettes, que chaque personne du texte ne le connait pas forcément (certains le considèrent comme un brave paysan "Elle me prenait pour un taciturne sans doute" alors que c'est aussi un meurtrier en série... "J'ai dégagé mon couteau et, sans quitter le bonhomme des yeux, je lui ai fourré dans le ventre"). Que selon l'angle de lui que l'on regarde, on peut le trouver sympathique ou antipathique.

 

La composition et le contexte :

 

     Le récit est organisé en 31 chapitres et un prologue, dans 235 pages. Les titres de chapitres sont assez réfléchis : certains sont symboliques, et on ne comprends certains autres qu'à la fin du chapitre. Le narrateur est interne à l'histoire (c'est le Renard), tout comme le point de vue "Tout le monde m'appelle Arsène".  L'histoire se déroule en Bretagne contemporaine "Un jour pourtant, je suis allé à Brest. J'ai jamais été si loin, ni plus loin." et suit une progression temporelle entrecoupée par des flash-back eux-même plus ou moins rangés dans l'ordre chronologique à partir de sa naissance.

 

L'intrigue et les thèmes :

 

      Les thèmes abordés dans le roman sont l'enfance, la mort, la nature et le monde rural. L'histoire traite de la vie du Renard (Arsène Le Rigoleur) : un paysan à l'allure ordinnaire si ce n'est qu'il est vraiment un gros plouc (si "plouc" est synonyme de simplet, alors il n'est pas un plouc : cf personnage principal). Or l'intérêt de ce roman réside dans le fait que le lecteur découvre petit à petit le passé, le caractère les évènements qui sortent du terne quotidient de cet antihéros. L'histoire va progresser ainsi jusqu'au moment où l'angle méconnu du Renard sera révélé à tous. 

 

     L'histoire commence lorsque Morvan, le voisin d'Arsène Le Rigoleur, meurt. Alors ses fils vendent la maison (en l'abîmant un peu) et vienne s'instaler les Maffarts. La fillette de ces gens se lie alors avec Arsène et sa ferme. Jusque là, celui-ci semble juste un peu tordu, mais pas mauvais. Or il nous entraîne dans son passé. Il nous traîne dans ses histoires sordides tandis qu'on le voit de plus en plus complice avec la petite Juliette. L'histoire se termine par le meurtre de l'accoucheuse du village contre laquelle Arsène avait une dent. Malheureusement pour le Renard, le petit Louis, fils des nouveaux voisins, a tout vu et l'envoie en taule. Tant mieux.

 

Réalisme et Naturalisme dans le roman :

 

     Le roman est un peu naturaliste dans le fait que l'auteur montre les relations entre le passé des personnages, voire même les antécédents familiaux et le présent du personnage principal.

     Il est réaliste si l'on considère la description totale du personnage principal.

 

Les personnages (principal et secondaire) :

 

     Le personnage principal est Arsène Le Rigoleur, sauvage d'où son surnom le Renard "On s'est regardés, le ranard et moi, mes pupilles noires contre l'ocre de ses yeux. L'homme et la bête. Même qu'à le regarder comme ça, fixement, je savais plus qui était quoi.". Il est susseptible "Et j'ai vu rouge" : dans le passage où il tue un commerçant parce que ce dernier s'est fichu de lui; rustre "Soigner, c'est pour dire donner à manger", tantôt sensible "Et puis dans sa jolie bouche, Arsène, c'est pas fait pour elle" (page 28 lorsqu'il parle de Juliette) tantôt froid "La fille je l'ai jetté dans la fosse à purin, tiens. Sa mobylette aussi" (page  lorsqu'il se débarasse du corps d'une de ses victimes). Il est également fourbe et malin, car par exemple à la page 115, il manipule des gendarmes "Il était tombé dans le panneau. Il me prennait pour un bon gars, un peu simplet". Il est aussi très travailleur "Pour nous autres paysants, il y a quatres journées dans un jour". Cet homme pense plus qu'il ne parle (pour une ligne de dialogue, on en a quinze de pensées...), et il ne dit pas forcément ce qu'il pense.

 

     Les autres personnages sont : La Mère, qui est la mère de Arsène. Elle est toujours vivante au  moment de l'histoire. Le Père, défunt paternel d'arsène. Il est rude (comme son fils). Yvan est le voisin et l'ami d'enfance (d'ailleur le seul ami) de Arsène. Cécille est la soeur ainée du Renard, quant à François, c'est le grand frère mort-né idolé par Arsène, qui fait beaucoups de réféférences à lui et tente souvent de s'imaginer ce que la vie aurait été s'il n'était pas mort. Marilou est la putain chez qui Le Rigoleur va tous les mois. Louise est une accoucheuse qu'il déteste. Louis etJuliette les enfants de ses nouveaux voisins.

 

Vision du monde :

 

     Pour le Renard, le monde est vaste, et le temps passe. Il est comparable à une bête, ne pense qu'à survivre tranquilement jusqu'à la mort, vengeant ou se vengeant si c'est nésséssaire.

 

     L'auteur pense qu'une personne peut voiler beaucoups de sa personnalité.

 

Style de l'auteur :

 

     Le style est très original, je le considère intéressant, mais il finit par être lourd... Voyez plutôt :

     "Puis c'est au tour du père de Juliette de venir me rendre une petite visite. Pas de courtoisie, tu pense bien ! (là, il s'adresse soit au lecteur, soit à lui même)

     Il (pas de ne : marque de l'oralité) vient pas pour Juliette, mais pour Louis. Son petit homme. (Une phrase sans verbe)

  -C'est quoi cette histoire de bouse monsieur Le Rigoleur ? Au ton, on devine un homme qui claque ses ordres sur le dos des ouvriers.

  -Bonjours, je fais.

     Nous sommes samedi et j'entame ma deuxième matinée.

     Pour nous autres paysans, il y a quatre journées dans un jour. (pas de il : marque de l'oralité) Faut savoir ça pour comprendre. Pour respecter l'homme, moi je dis. Je devrais expliquer ça à Maffart, au rouquin aussi. Hein. (petit mot qui ponctue et donne une image de pec' du Renard) D'abord l'aube. Lever à cinq heure l'été, à sept l'hiver. A onze heures, je casse la croûte ; du déjeuner à la collation, j'abats le plus gros du travail, labour, épandage, semis, traitement des récoltes. La journée prends fin avec la traite. Et si je vis à l'heure du soleil, c'est pour les bêtes."

 

Mon avis :

 

    Un livre qui pourrait être intéressant, mais pas assez pour être sûr qu'il intéresse n'importe quel lecteur : moi je n'aurais pas lu le quart si on ne m'y avait pas forcé. Ce que j'ai apprécié dans ce bouquin c'est le style de l'auteur, le fait que le Renard perde à la fin et la subtilité du scénario. Ce que j'ai le plus détesté c'est que l'histoire est glauque, sordide, qu'elle se passe dans un contexte qui pourrait être réel : donc l'histoire devient plus banale mais aussi plausible dans la réalité et donc effrayante. Enfin, je trouve le personnage principal abject.

 

Après avoir refermé ce livre,  un sentiment de soulagement s'est instalé en moi car je présuposais que je n'aurais plus à l'ouvrir...

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 16:33

L'enfant multiple d'Andrée Chedid

 

L'enfant multiple, roman de l'écrivaine française d'origine égyptienne Andrée Chedid, a été publié en 1989 dans la collection J'ai lu des éditions Flammarion. Dans ce livre, l'auteur dénonce les horreurs de la guerre, elle parle ici de la guerre au Liban ( 1975-1990 ), le personnage principal est originaire de ce pays et y a vécu durant ces années de guerre. Andrée Chedid, ayant vécu au Liban dans les années 40, se sert de ce livre pour exprimer sa souffrance face à la destruction de ce pays. Ce roman s'appelait à l'origine L'Enfant au manège tirée du recueil de nouvelles L'artiste et autres nouvelles.

 

 

 

Le résumé

 

C'est l'histoire d'un jeune garçon, nommé Omar-Jo. Il est né d'un père musulman égyptien et d'une mère chrétienne libanaise. Son pays, le Liban est déchiré par la guerre. Après un attentat à la voiture piégée qui causa la mort de ses parents et la perte de l'un de ses bras, il vécu un certain temps chez son Grand-père puis alla vivre en France chez des cousins. A Paris il fit la rencontre d'un forain, prénommé Maxime, qui avait perdu goût de la vie et dont le manège n'était plus attractif pour personne. Omar-Jo va lui redonner la joie de vivre et remettre son manège sur pieds.

 

L'auteur

 

Andrée Chedid est née le 20 mars 1920 au Caire. Partagée entre deux continents, deux cultures, elle a écrit beaucoup de livres évoquant le Moyen-Orient, ou s'y passant. Elle a écrit des nouvelles comme La femme en rouge (1978) ou La chèvre du Liban (1978), des contes pour enfants, des romans comme Le message (2000) des pièces de théâtre comme Poursuites (2003) et des poèmes tel que le poème Ombre :


Ô mon aimé, la mort couronne la vie

Et je ne sais nous voir

Ni tout à fait sans l'une

Ni tout à fait en l'autre.

 

Sur l'eau du fleuve

Nos ombres ont pâli

Ah qu'elles étaient légères

Et comme on y croyait

Nous passons nous glissons

Images englouties

Bien avant la pierre sourde

Et tout ce qui n'est pas.

 

En 1944, elle reçoit le prix Paul-Morand de l'Académie Française, qui consacre la "qualité de pensée, de style, l'esprit d'indépendance et de liberté" dans toute son oeuvre.
Dans les années 1940, elle vécue au Liban avec son mari. Elle vivait à Paris depuis 1946. 

Elle était la mère de Louis Chedid et la Grand-mère du chanteur Mathieu Chedid.

Andrée Chedid est décédée le 6 février 2011.

 

Le choix du titre

 

Le titre du roman désigne le personnage principal Omar-Jo. Cet enfant doit ce surnom à ses parents, qui sont de pays, de religions et de cultures différentes et à ses multiples talents ( comédien, assistant de Maxime...). Omar-Jo vient du Liban mais il vient vivre en France, il est donc au milieu de cultures différentes, de façons de vivre différentes, il est aussi "multiple" à ce niveau là.  

 

 

 

Le roman débute avec le récit de la vie de Maxime le forain, il est triste et déprimé car son manège, situé place Saint-Jacques à Paris, ne marche plus, il avait donc pris la décision de le revendre, puis arrive Omar-Jo. Après cette apparition c'est à cet enfant que l'on va s'intéresser. On oscille entre leur deux histoires à travers de nombreux flashbacks. On les voit évoluer dans le présent, lier étroitement leur vie, mais on découvre aussi leur passé, la vie d'Omar-Jo au Liban, avant mais surtout pendant la guerre, grâce à ces flashbacks.

 

Les personnages

 

Omar-Jo : C'est un jeune graçon issu d'un métissage de cultures. Son prénom se compose du prénom de son père, Omar, et du diminutif du prénom de son Grand-père maternel, Joseph . Il a été marqué par la guerre, physiquement, il a perdu un bras et a des grosses marques sur le visage, et psychologiquement, il a perdu ses parents dans un attentat. L'espoir le fait vivre, il lui permet de surmonter les épreuves que la vie lui inflige. Sa joie de vivre, son dynamisme et son énergie extraordinaire fait oublié son handicap. Lorsqu'il commence à faire des spectacles, il se surnomme Omar-Jo Chaplin car il admire cet homme qui comme lui a eu une enfance difficile mais qui arrive malgré tout à faire rire les gens du monde entier. 

 

Maxime : C'est un homme d'une quarantaine d'années, il avait perdu goût à la vie suite à l'ennui de son travail et avait donc décidé d'acheter un manège contre l'avis peu favorable de toute sa famille. L'affaire fleurit bien mais au bout de quelques années il y a de moins en moins de monde et il fini par déchanter et décide de revendre son manège, puis arrive Omar-Jo, duquel il se méfit au début, qui va lui redonner la joie de vivre et faire revivre son manège. Omar-Jo et le forain sont très attachés l'un à l'autre, Omar-Jo trouve en quelque sorte un deuxième père en Maxime.

 

Joseph : C'est le Grand-père maternel d'Omar-Jo. Il a recueilli et pris soin de son petit-fils suite à la mort de sa fille et de son gendre. Malgré son grand âge c'est quelqu'un de très ouvert qui souhaite qu'Omar-Jo profite de la vie, qu'il ne connaisse pas qu'un monde en guerre, qu'il découvre le monde, c'est pour cela qu'il l'envoie en France chez des cousins, Rosie et Antoine. 

 

Cheranne : Surnommée la femme-coquelicot par Maxime et Omar-Jo en raison de sa jupe rouge, qu'elle porte quasiment tout le temps. Comme Omar-Jo elle est née de parents de différentes origines, sa mère est américaine et son père est français, elle a vécue dans ces deux pays.

 

Les thèmes principaux

 

Les thèmes abordés dans ce roman sont la guerre, celle du Liban (1975-1990), qu'Omar-Jo et ses proches ont subi, l'amour, la belle histoire des parents du personnage principal et celle de Maxime et  Cheranne et l'amitié, celle, très forte, qui lie le petit garçon et le forain.

 

Mon avis

 

J'ai beaucoup aimé ce livre, je trouve que c'est une belle leçon d'humanité que nous donne Andrée Chedid. Le personnage principal, Omar-Jo, est quelqu'un de très courageux, plein de joie, d'humour malgré tout ce qu'il a vécu, il trouve la force de vivre après la mort de ses parents, et la redonne à un homme désespéré, comme quoi les enfants sont capables de grandes choses même si ils sont petits. Il a beau ne pas être très âgé, il connait énormément de choses, grâce à ses parents, à son Grand-père qui lui ont appris la diversité, l'égalité et le respect des autres quelle que soit leur origine. Le fait que ses parents ne soient pas issus de la même culture l'a enrichi. On s'attache tout de suite à ce petit garçon, quasiment tous les personnages sont attachants d'ailleurs. L'histoire d'amitié entre Maxime et Omar-Jo, qui au début ne sont pas du tout destinés à se croiser, est très belle et émouvante. Je ne saurai donné d'avis négatif sur ce livre, tout m'a plu, autant l'histoire que le style de l'auteur. C'est un livre que je recommande à tous, même à ceux qui n'aime pas particulièrement lire, il se lit facilement et on se laisse prendre par l'histoire. La seule chose que l'on pourrait reprocher, c'est que l'on peut se perdre entre tous les flashbacks et le présent, mais moi cela ne m'a posé de problème. Bonne lecture !

 


 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 14:25

 

CE QUE LE JOUR DOIT A LA NUIT

Yasmina KHADRA

 

    Mohamed Moulessehoul est né en Algérie, le 10 janvier 1955. Mohamed Moulessehoul ? Effectivement plus connu sous son pseudonyme Yasmina Khadra, cet auteur engagé avait décidé de se dissimuler afin d'écrire "clandestinement". Il pouvait ainsi dissocier sa vie militaire de ses écrits et aborder avec plus de recul son thème récurrent: " l' intolérance".

Il a écrit de nombreuses oeuvres: les hirondelles de Kaboul ( présenté par Maïwen G. ), les sirènes de Bagdad.. Dont certaines récompensées, comme " L'Attentat ".

 

    On peut associer le titre de son livre à l'une des phrases qu'il contient " conquérir le jour même s'ils doivent d'abord passer par la nuit ". Ça pourrait évoquer, dans ce récit, le fait de devoir se battre pour pouvoir arriver jusqu'au "jour", la lumière, l'indépendance. Je suppose que " ce que le jour doit à la nuit " doit avoir plusieurs portées ou significations intéressantes et sensées.. mais c'est trop philosophique pour moi. Je ne parviens pas à déceler le rapport avec les thématiques du roman. Après, je vous l'accorde, ça sonne bien.

 

    L'organisation du récit se fait en lien avec la vie du personnage principal, Jonas( ou Younes ). Le roman est divisé en quatre parties qui correspondent, chacune, à un passage de la vie du protagoniste. Elles sont marquées d'évènements décisifs. La partie intitulée "Jenane Jato" conte son enfance, "Rio Salado", son adolescence, "Emilie " le commencement de sa vie d'adulte. Finalement, "Aix-en-provence (aujourd'hui) " clos le roman, on y retrouve Jonas octogénaire.

 

    Ce roman est  "une fresque émouvante" (Le Monde, 10.10.08). On suit l'histoire d'un enfant jusqu'à ses quatre-vingt ans. On perçoit l'approche différente qu'il entretient, au cours de sa vie, envers [à l'égard de] l'Algérie coloniale. D'abord dans les quartiers défavorisés de Jenane Jato, Younes survit, jour après jour, au sort difficile d'être "mal né". Arabe et affreusement pauvre, son père doit se résoudre à le confier à son frère, pharmacien. Ce dernier est torturé à [pendant] la seconde guerre mondiale parce qu'il est pacifiste engagé. Cet évènement les contraint à déménager à Rio Salado. Dans cette ville, Younes -renommé Jonas- rencontrera ses amis "pied-noirs" et Emilie. Emilie qu'il ne pourra chérir malgré l'amour qu'ils se portaient réciproquement.

C'est ici que débute réellement l'intrigue : l'horreur de l'amour.
Un amour interdit et l'amour de deux peuples pour une unique patrie. Un amour amer, qui désunit, déchire [un peu comme la nuit face au jour, en somme ...].

"Oran retenait son souffle en ce printemps 1962. La guerre engageait ses dernières folies. Je cherchais Emilie. J'avais peur pour elle. J'avais besoin d'elle."

 

    Ce livre aborde des thèmes tels que l'amour: « Si une femme t'aimait, et si tu avais la présence d'esprit de mesurer l'étendue de ce privilège, aucune divinité ne t'arriverait à la cheville ». Ce dernier, commun à tous les romans, est toutefois, ici, un peu différent que d'ordinaire. Le second thème à retenir et, de loin, le plus important : La guerre d'indépendance et ses ravages. Younes, qui ne peut se décider à "choisir son camp", y apporte [porte] un regard plus ou moins objectif. Ou du moins, il ne reconnaît ni ne soutient aucun parti. Considérant les arguments de chacun, il y trouve quelque fois des vérités.

On observe également d'autres thèmes très présents : l'identité, l'intolérance,  l'amitié -proéminente-, la trahison, la religion..

 

    Nous sommes principalement à Rio Salado, 50 km d'Oran. On situe la naissance de Jonas vers les années trente, son départ d'Oran vers la fin de la seconde guerre mondiale. Il sera un figurant de la guerre d'indépendance, 1954 à 1962. Une guerre abusive de chaque côté. Elle entraîne la chute de la quatrième république, Charles de Gaulle au pouvoir. Suit  " l'éxode des Pieds-noirs " cet à dire, le départ d'environ un million d'"Européens".

 

    Le personnage principal est Younes ou Jonas, fils d'un paysan dépossédé et par conséquent très pauvre, il a une soeur sourde muette et une mère qu'il ne reverra plus après son départ pour Rio Salado. Le fantôme de son père le hante parfois. Il a les yeux bleus, ce qui n'est pas vraiment courant pour un arabe. Sa "face d'ange" coïncide bien avec sa nature plutôt discrète. Loyal et fidèle, il respecte ses promesses. Il devient pharmacien sans que des quelconques études aient été annoncées. Il est tiraillé entre ses origines de paysan arabe et son nouveau monde de "pieds-noirs". Simple mais attachant, Jonas semble être le personnage idéal pour conter ce récit. Indécis, partagé. Il symbolise parfaitement les évènements de la guerre d'indépendance.

    Sinon, il reste énormément de personnages, avec, chacun, un rôle plutôt important. Par conséquent, je m'abstiendrai de les décrire.

 

    Ce roman appartient au réalisme puisqu'il décrit, sans artifice, l' Algérie coloniale et la guerre d'indépendance. Mieux, il le décrit à travers l'histoire d'un homme plus ou moins ordinaire, ce qui place l'Histoire comme en ambiance de fond [formulation maladroite]. Parce qu'au final, dans cette guerre sanglante, tous n'étaient pas "pieds-noirs tyranniques" ou "indigènes terroristes", beaucoup tentaient de continuer de vivre normalement.
La vision du monde semble plus ou moins objective mais cherche concrètement a dénoncé l'intolérance. Younes est pris entre deux feux. D'un coté, ses origines qui devraient le pousser à faire parti d'un front quelconque pour la libération de l'Algérie. D'un autre côté, son éducation, sa vie : bien aux antipodes d'une existence " habituelle " d'algériens à cette époque.

    Le style est envoûtant. Il est agréable de relire un cours passage juste pour sa beauté. C'est toujours très fluide, complété par de jolies métaphores.

" La vie est un train qui ne s'arrête à aucune gare. Ou on le prend en marche ou on le regarde passer sur le quai, et il n'est pire tragédie qu'une gare fantôme."

" Brave comme toujours, noble jusque dans le jet d'éponge, Fabrice garda le sourire bien que son coeur clopinât dans sa poitrine, aussi malheureux qu'un oiseau en cage."

 

    De ce livre, j'ai surtout apprécié la qualité d'écriture, la façon dont il mène son histoire. Les personnages sonnent vrai, l'histoire est belle.
    Dans le même temps, l'histoire m'agace. Entamer une hymne à la vie et la clore par la mort d'un protagoniste d'une belle histoire d'amour... C'est quoi cette obstination des auteurs à ne jamais nous faire lire ce qu'on a envie de lire ? Ils pensent être en dehors des sentiers battus en nous servant leurs histoires malheureuses, mais ils se répètent. Pourquoi s'y mettent-ils tous ? On a compris, on est limité et, généralement, on passe à côté de La chance de notre vie. Ici, du début à la fin, l'histoire d'amour " qui n'a jamais vraiment commencé" nous frustre. On attend la moindre promesse, rien qu'un baiser. Mais non. Tant pis.

    Il faut tout de même admettre que l'idée de prendre le point de vue de Jonas, ordinaire et pourtant atypique, est vraiment très bonne. La sincérité du récit est poignante, émouvante. Il apporte un nouveau témoignage en nous plongeant, différemment que par des faits énoncés, dans les entrailles d'une Algérie déchirée.

    On en retient surtout une nouvelle approche de l'Histoire algérienne ainsi qu'un "carpe diem" inévitable.     J'ai vraiment apprécier ce livre et le conseille vivement aux 2B.

 

Louise Le Fralliec

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 18:45

Auteur:

 

Jean-Marie Gustave Le Clézio né le 13 avril 1940 à Nice, français par sa mère et mauricien par son père, il a reçu le Prix Nobel de Littérature en 2008 pour "Ritournelle de la faim" ( portrait de sa mère) [*] , le Prix Renaudot en 1963 pour "Le procès-verbal" ( son premier livre publié [à l'âge de 15 ans] ), et le Grand prix de littéraute de l'Académie Française en 1980 pour ce livre, et tellement d'autres dicernations que je ne pourrais pas tous vous les citer. J.M.G Le Clézio ( sa signature) a écrit une vingtaine de livres parmi lesquels on peut trouver "Le déluge" (1966) , "Le chercheur d'or" (1985) , "Poisson d'or" (1996) , "L'africain" (2004, portrait de son père) , ou ceux précédemment cités.[ * On reçoit le Prix Nobel pour l'ensemble de son ouvre, et non pour un seul roman]

 

Titre:

 

"Désert": -La quasi totalité de ce livre se déroule dans le désert.

                 -Les deux héros (Nour et Lalla) vivent dans la misère => Traversée du désert .

 

Composition:

 

Ce livre est découpé en trois grandes parties: - Présentation de Nour => deux chapitres ( 72 pages).

                                                                                    - "Bonheur" => douze chapitres ( 183 pages).

                                                                                    - "La vie chez les esclaves" => douze chapitres ( 283 pages).

 

À savoir que la première partie et tous les chapitres ne sont pas nommés, que "Bonheur" est un titre ironique [antiphrastique, plutôt, dans ce cas ] car Lalla passe les pires moments de sa vie, et "La vie chez les esclaves" a sûrement un sens mais bien caché...

 

Intrigue:

 

En fait, il y en a deux:

-Nour est un jeune garçon qui fait partie d'une tribu d'Afrique de l'ouest (Sahara ou Mauritanie), qui elle-même traverse le désert à pied, menée par leur chef Ma El Aïnine et les guerriers bleus. Ils ont pour but de rejoinde Marrakech ou une ville du nord, dans le but de chasser les Chrétiens de l'Afrique. Malheuresement ils sont impuissants pour contrer les armées européennes et sont forcer de retourner dans le village d'origine Smaara. La plupart tribu meurt en chemin par faim, fatigue et blessures pour les guerriers. Mais Nour a survécu, a rencontré une jeune fille qui chantait tous les soirs lors de la traversée du désert, et hérite des pouvoirs "magiques" de Ma El Aïnine à sa mort. Le village de Smaara est attaqué, les guerriers sont tous morts ou presque et les survivants décident donc de partir vers le sud ( dernier espoir selon eux)...

 

-Lalla est une jeune fille qui vit ,plusieurs dizaines d'années plus tard, chez sa tante Aamma qui lui apprend quelques morales de la vie, avec ses trois couzins. Ses meilleurs amis sont Naman (un vieux pêcheur du village, qui lui raconte des histoires sur toute sa vie) et le Hartani (un berger sourd-muet-unijambiste) avec qui elle passe tellement de bons moment comparés à la vie avec sa tante, décide de tenter une fugue dans le désert (ratée, mais cela ne nous ait pas raconté) et en tombe amoureuse. On la retrouve quelques mois plus tard à Marseille, arrivée chez sa tante et se promenant toute les journées dans cette ville. Un jour elle décide, par dégoût de sa tante, de quitter le domicile et de voler de ses propres ailes. Elle trouve un travail en tant que femme de chambre dans un hôtel miteux, trouve un domicile et rencontre un jeune orphelin (manipulé par un mafieux), Radicz, et découvre qu'elle est enceinte ( on ne sait pas comment). À cause d'un tentative de viol elle décide de quitter l'hôtel, et elle va avec Radicz dans un restaurant réputé de Marseille, où elle rencontre alors un photographe bien connu qui lui donne son adresse. Plus tard elle est donc engagée et passe du rang de pauvre fille imigrée à celui de "superstar" des magazines de mode. Radicz meurt, renversé par une voiture de police, et Lalla en est tellement boulversée qu'elle décide de quitter Marseille et de retourner dans son village d'origine où elle y accouche seule et à peine arrivée.

 

L'attention d'un bon lecteur doit lui permettre de comprendre (grâce à la chanson souvent chantée par sa mère et au fait qu'elle hérite de pouvoirs particuliers) que Lalla est la petite-fille de la fille de Ma El Aïnine et donc la petite-fille de Nour.

 

Thèmes principaux:

 

La nature, l'amour, les couleurs, la pauvreté, les souffrances humaines, les légendes africaines, le travail infantil...

 

Contexte:

 

Nour: - Dates: De 1910 (15/16 ans) à 1912 (17/18 ans) => Colonisation de l'Afrique par les Européens et avant la 1ère guerre mondiale.

           - Lieux : Smaara (Mauritanie ou Sahara actuel) , Désert du Sahara, Marrakech (Maroc actuel), et Sénégal.

 

Lalla: - Dates: Fin des années 50 / Début des années 60 => Guerres d'indépendance des pays Africains.

           - Lieux: Petit village du Maroc, Marseille.

 

Personnages principaux:

 

Nour: -Jeune garçon qui n'a pas beaucoup de connaissances du monde, mais qui est prêt à offrir son aide à toute personne (il accompagne un aveugle durant la première traversée du désert). Il est aussi très résistant physiquement (2 ou 3 traversées du désert à pied et survivant), il est courageux, et est dévoué corps et âme à sa tribu. Il a tout du parfait "gentleman" africain. Par contre on n'a pas beaucoup de renseignements physiqument parlant sur lui.

 

Lalla: - Jeune adulte qui ne connaît pas grand chose non plus à la vie "moderne" mais qui sait éxécuter ce que lui a enseigner ( en quelques sortes) sa tante. Elle est belle, de couleur "cuivrée", a des yeux mangnifiques et dures à la fois (comme elle). Elle n'a pas besoin d'être riche, est libre, un peu sauvage, interressée par la nutaure qui l'entoure, aime les belles et douces musiques et elle a un fort carctère.

 

Personnages secondaires:

  

Du côté de Nour: Ma El Aïnine (chef de sa tribu et son beau-père) , ses parents, Moulay Sebaa (fils de Ma El Aïnine et beau-frère de Nour), et le guerrier aveugle.

Du côté de Lalla: Aamma (sa tante) , Radicz (un ami) , Es Ser (une sorte de dieu vivant selon elle), le Hartani (peut-être le père de son enfant), le photographe et Naman (un vieux pêcheur du village).

 

Cette histoire est-elle réaliste ?

  

Oui et non car ces deux vies sont possibles et sont historiquement placées, mais les légendes racontées, les pouvoirs "magiques", le Hartani, Es Ser, et l'accouchement final sont des choses / des personnages très peu ou pas plausibles, car ils sont trop inimaginables pour être réels.

 

Cette histoire est-elle naturaliste ?

 

Oui pour l'histoire de Nour, mais on ne s'en rend compte qu'à la fin de l'histoire de Lalla pour en être convaincu: tous ses choix sembles insensés et irréfléchi mais son retour au village pour accoucher dans les mêmes conditions que sa mère (seule sur une plage s'agrippant à un palmier) est en fait "un retour aux sources".

 

Vision du monde donnée par le narrateur:

 

La vie est dure et on ne réussi jamais par hasard, même si parfois le destin nous donne un "petit coup de pouce"...

Le monde est magnifique et tragique à la fois: on peut lever les yeux et contempler la beauté du ciel unique et qui n'a pas de propriétaire, mais en on peut les baisser et voir soit les hommes corrompus, propriétaires et propriétés.

D'ailleurs le narateur compare parfois le christianisme à la religion de l'argent et de la corruption...

 

 

Style de l'auteur:

 

Il y a quatre types de particularités dans ce livre  :

-La superposition de deux histoires qui ne semblent avoir aucun points communs, alors qu'en réfléchissant on peut y voir les liens de parenté entre Lalla et Nour.

-La description changeante des élements comme le ciel qui n'a pas de couleur fixe selon le narrateur, ou Lalla qui a visage changeant littéralement à chaque description d'elle-même.

-Les passages manquants entre chaque changement d'histoire (par exemple on ne sait pas comment Lalla est tombée enceinte, et quels ont les concéquences de la fugue du Hartaniet de Lalla).

-La non-fin qu'il se produit à la fin des deux histoires: on ne sait pas ce que deviennent la tribu de Nour après leur départ de Smaara vers le sud et l'avenir de Lalla et de sa fille.

 

 

Mon Avis : 

 

Côté + : - Les descriptions de chaque chose sont rapides et précises.

               - Rélexion demandée par le texte pour sa compréhension.

               - Historiquement et géographiquement placée (même si elle n'est pas très précise).

 

Côté - : - La description est trop présente pour des choses banales et trop changeante pour se faire une idée précise des éléments importants (comme le physique des personnages). Le rythme ( pourtant vif et intéressant) de l'histoire est donc gâché.

              - Les "non-fin" des chapitres et les passages manquants sont preuves que l'auteur veut surtout prioriser la description.

              - Le lien de parenté entre Lalla et Nour ne sert en fait à quasiment rien.

 

==> Je n'ai pas aimé ce livre car il ne divertit pas, il ne donne aucun sentiment physique au lecteur ( stress, joie, dégoût, passion...) et parce que les deux histoires n'ont finalement aucun but et qu'on n'en retient pas les enseignements.

 

 

 

 

 

 

 

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