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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 09:46

sujet de BAC : pp 40 à 46.

 

1) lire les TEXTES : pp 40 à 45

21 Questions.. 2, 4 et 5 p 46

 

Question 2 p 46 : extrait de Candide de Voltaire

 

IRONIE = 2nd degré  (è implicite ; sous-entendu) (risque que l’interlocuteur ne comprenne pas ; ou complicité avec lui è + efficace).

                Décalage entre le propos tenu et la réalité.

fonctionne très souvent à partir de l'antiphrase (mais pas seulement)

. Ex.. • Bravo, je te félicite. (pour un 3/20)

        • Tu aurais pu faire pire...

        Tu progresses = la dernière fois, tu avais eu 02/20

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- ll 8-9 : «  un fameux médecin (...) pris pitié de moi » -> • « Je fus (...) par reconnaissance la maîtresse de ce médecin »

=> Ce n'est pas pour pitié que le médecin s'est occupée d'elle mais par intérêt, puisque il a vite abusé d'elle

ll 14-15 : • Il est dangereux pour une femme acariâtre ( = de mauvais caractère) d'être l'épouse d'un médecin =  « une médecine si efficace qu'elle en mourut . » (ll 16-17)

-> Le médecin a supprimé sa femme à l’aide d’un « remède ».

 

 

Question préliminaire

 

Le personnage de la prostituée est très présent dans la littérature, mais aussi l’art du XIXème siècle. Maupassant s’en est d’ailleurs fortement inspiré pour sa très célèbre nouvelle « Boule de Suif ». Contre toute attente, celle-ci peut nous inspirer le respect, l’admiration, ou un fantasme tout littéraire … car la situation de ces femmes publiques n’a réellement rien d’enviable. Dans les extraits de la nouvelle « Yveline Samoris » de Maupassant, mais aussi de Candide de Voltaire (écrit un siècle auparavant) et des Misérables de Victor Hugo, ou encore dans la reproduction d’un tableau de Toulouse-Lautrec, Femme assise sur un divan, c’est surtout à la pitié du lecteur qu’il est fait appel : dans le premier texte, on peut même aller jusqu’à parler du registre tragique, puisqu’il est d’emblée question de mort, d’une « dame en noir » (l 2) qui porte le « deuil de sa fille » (l 3). On nous raconte, par la suite, que cette dernière s’est tuée en constatant la vie dissolue que menait sa mère, incapable de changer. On nous la décrit comme une fille « honnête » (l 10) et aussi « une innocente, une ignorante, une naïve » (l 43) qui ne peut accepter la vie « aventurière » (l 35) et même « vicieuse » (l 36) de sa mère. C’est donc moins ici la prostituée que l’on plaint, que les dommages collatéraux que sa situation peut provoquer. Néanmoins, c’est bien elle, aussi, qui nous est présentée comme étant en deuil de sa fille pourtant chérie.

Dans le texte de Voltaire, Paquette est également une jeune fille innocente dont les hommes puissants ont abusé ; elle se décrit comme « la plus malheureuse de toutes les créatures » (l 12), « obligée » de pratiquer un « métier abominable qui vous paraît si plaisant » (ll 22-23) et « exposée à toutes les insultes, à toutes les avanies » (l 27) : on ne peut que s’apitoyer sur son triste sort. Comme on le fait pour le personnage de Fantine, la mère de Causette des Misérables de Victor Hugo. Ses conditions de vie sont lamentables : elle loge dans une « mansarde » (l 2), n’a même plus de lit mais un « matelas à terre et une chaise dépareillée » (l 7) ; elle tousse beaucoup (l 20). Pour conclure, le narrateur nous dit, en une phrase sèche et brutale, « L’infortunée se fit fille publique » (l 37), conséquence inévitable de sa longue et misérable déchéance.

Dans le tableau de Toulouse-Lautrec, on retrouve évoquées toutes ses idées : une femme nue, qui semble fragile, isolée, triste et pensive ; un doigt dans la bouche comme une enfant apeurée, assise sur un pauvre divan.

On le voit donc, ces trois textes ainsi que le tableau utilisent le registre pathétique pour mieux dénoncer le sort réservé aux prostituées. Ils ne cherchent pas à le magnifier, comme on peut le voir ailleurs (comme dans le célèbre tableau Olympia de Manet), mais à mettre en avant ce qu’elle a de révoltant et d’insupportable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autre exemple (d’une élève )

 

Le registre dominant commun aux textes A (extrait d’ « Yveline Samoris » de Maupassant), C (extrait de Candide de Voltaire), D (extrait des Misérables de Victor Hugo) et du document (reproduction en noir et blanc d’un tableau de Toulouse-Lautrec) est le registre pathétique, car l’auteur suscite la pitié du lecteur, étant donné que les personnages sont pauvres et malheureux : « elle passait son temps à pleurer et à songer » (ll 18 et 19 du texte D), « l’infortunée » (l 37 texte D), « un abîme de misère » (l 24, texte C) ; « je suis une des plus malheureuses créatures du monde » (l 32, texte C.

Chaque auteur cherche surtout aussi à susciter la compassion en jouant sur la sensibilité et les émotions du lecteur, notamment parce que les personnages se plaignent un peu : « Ah !monsieur, si vous pouviez vous imaginer ce que c’est que (…) d’être exposée à toutes les insultes (…) » (ll 24 à 27 ; texte C), ou sont à plaindre : dans le texte D, les conditions de vie de Fantine sont lamentables : elle loge dans une « mansarde » (l 2), n’a même plus de lit mais un « matelas à terre et une chaise dépareillée » (l 7) ; elle tousse beaucoup (l 20).

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